Offensive contre le dopage de dernière minute

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Vancouver 2010
Vancouver 2010

Suivez les espoirs olympiques de la région de Québec aux Jeux de Vancouver, du 12 au 28 février 2010. Notre journaliste Carl Tardif est sur place pour vous faire vivre ces Jeux d'une grande importance pour le Canada et qui font rêver la ville de Québec. »

Les athlètes qui convergent vers Vancouver en prévision des Jeux olympiques... (Photo: AP)

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Photo: AP

La Presse Canadienne
Toronto

Les athlètes qui convergent vers Vancouver en prévision des Jeux olympiques pourraient se faire accueillir de façon quelque peu particulière, alors qu'on leur demandera de retrousser leurs manches, ou encore de rouler leur pantalon vers le haut.

Il ne s'agit pas d'un rite d'initiation étrange; il s'agit plutôt d'un contrôle antidopage.

Dans les jours qui précèdent le début des célébrations olympiques, beaucoup d'athlètes sont contactés par l'Agence mondiale antidopage, leur comité national olympique ou leur fédération sportive internationale, qui tentent de bannir les substances interdites.

Fondeurs et biathloniens

Certains athlètes pourraient avoir à passer des tests de dépistage plus d'une fois et ceux qui participent à des épreuves où le dopage y est reconnu pour y être plus courant, seront plus spécialement visés. Ce sera par exemple le cas des fondeurs ou des biathloniens. À l'inverse, ceux qui participent aux épreuves de curling ne devraient pas être inquiétés.

Ces tests seront réalisés pour tenter de contrer de potentiels tricheurs, qui pourraient se doper à la dernière minute avec des stéroïdes ou de l'érythropoïétine (EPO) et compétitionner avec des athlètes propres.

Certaines personnes croient que d'importants progrès ont été accomplis dans la lutte contre le dopage.

C'est notamment le cas de Dick Pound, un influent membre de longue date du Comité international olympique. «Je crois que les athlètes propres gagnent» a indiqué le président fondateur de l'Agence mondiale antidopage.

«Je crois que l'utilisation de substances par des méthodes de plus en plus poussées se prêtent à des contrôles de plus en plus sophistiqués», a-t-il souligné, ajoutant du même souffle que «ce n'est plus le "Far West" comme auparavant».

Micro-doses

Malgré tout, la période précédant de près les Jeux est un moment particulièrement critique dans le bras de fer qui continue entre les athlètes qui se dopent et ceux qui tentent d'éradiquer ce genre de comportement.

«L'expérience nous a par exemple montré qu'il y a des fenêtres très proches des compétitions, où un athlète absorbera, par exemple, des micro-doses d'EPO» a expliqué Paul Melia, président et chef de la direction du Centre canadien pour l'éthique dans le sport, qui dirige le programme antidopage canadien.

«Au moment de la compétition, les traces de drogues de synthèse comme l'EPO auront disparu, mais les avantages seront encore là. C'est pourquoi nous effectuerons des tests juste avant les Jeux», a-t-il énoncé.

L'exemple de Beckie Scott

L'objectif de ces mesures est d'éviter de malheureuses situations comme celle qui est arrivée à la fondeuse canadienne et partisane déclarée de l'assainissement de son sport, Beckie Scott. Aux Jeux de Salt Lake City en 2002, elle a remporté, dans un premier temps, une médaille de bronze.

À la fin des Jeux, des tests ont montré que les deux athlètes qui ont devancé Mme Scott étaient dopés. On leur a retiré les médailles, permettant à la Canadienne de devenir championne olympique.

Dans le cadre de tous ces tests antidopage, une question demeure: quel est le pourcentage d'athlètes utilisant des substances interdites?

Certaines personnes impliquées dans la lutte contre le dopage suggèrent qu'environ 2% des athlètes sont dopés, mais le directeur général de l'agence antidopage, David Howman, est plus pessimiste, indiquant qu'une récente étude effectuée en Allemagne laisse plutôt croire que le nombre s'élève à 8%.

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