Alex Harvey: fondeur de bonne famille

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Vancouver 2010
Vancouver 2010

Suivez les espoirs olympiques de la région de Québec aux Jeux de Vancouver, du 12 au 28 février 2010. Notre journaliste Carl Tardif est sur place pour vous faire vivre ces Jeux d'une grande importance pour le Canada et qui font rêver la ville de Québec. »

Alex Harvey... (Le?Soleil, Laetitia Deconinck)

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Alex Harvey

Le?Soleil, Laetitia Deconinck

Carl Tardif
Le Soleil

(Québec) La popularité n'est pas un concept qui l'effraie, loin de là. Après tout, il a presque toujours navigué dans un milieu où son nom était synonyme de succès. Celui de son père, au début; et le sien, depuis quelques années. Par ses résultats hâtifs, et non pas uniquement à cause de son nom, Alex Harvey est devenu l'une des figures de proue du ski de fond au Canada.

«Je n'ai aucun problème avec ça. Je suis habitué. Quand j'avais 12 ans, ma mère avait organisé une conférence de presse aux Jeux du Québec même si je n'avais pas gagné de médaille. Tout le monde voulait me parler de mon père, tandis que moi, j'avais juste hâte d'aller glisser dehors avec mes amis», rigole encore le fils de Pierre Harvey, le célèbre fondeur de Saint-Ferréol-les-Neiges qui voit son rejeton emprunter les mêmes sentiers que lui.

À 21 ans, Alex a déjà laissé ses propres traces dans la neige. L'hiver dernier, il grimpait deux fois sur le podium en coupe du monde, dont une remarquable troisième place au 50 km de Trondheim, en Norvège, où la simple mention de son nom de famille évoque des souvenirs dans ce pays où le ski nordique est maître.

«L'attention que l'on me porte s'explique de plusieurs façons. Il y a le nom, mon jeune âge et mes résultats de la saison dernière», souligne-t-il sans aucune prétention à l'occasion d'une récente rencontre à son domicile.

De la fenêtre du salon, on peut s'imaginer facilement les 240 km de pistes qui se cachent derrière le parc des Moustiques, où il disparaît dès que l'occasion se présente. Une scène qu'il répète depuis longtemps.

«Je me souviens qu'à 15-16 ans, mon père me réveillait tôt le matin pour m'amener skier avec lui, même si j'aurais préféré rester couché. Bien sûr, je perdais toujours le pari qu'il me lançait... C'est assez rare pour un jeune, mais j'ai toujours aimé le ski de fond, ça n'a jamais été une corvée pour moi», racontait-il après une session d'entraînement dans la montagne voisine et une sieste bien méritée.

En pleine ascension

Les Jeux olympiques débarquent dans sa vie au moment où il poursuit son ascension parmi l'élite mondiale. Voilà deux ans à peine, son désir était de se qualifier pour Vancouver 2010. Aujourd'hui, son objectif est d'y performer. Il participera à cinq des six épreuves au programme, faisant l'impasse sur le sprint individuel classique.

«Ma progression est un peu surprenante, ce n'est pas dans la norme des choses dans un sport où la maturité physique est importante, où il faut savoir être patient. La plupart des skieurs possèdent plus de bagage d'entraînement que moi, ce qui explique que je connais plus de succès en fin de saison. Comme je suis encore jeune, ça prend un peu plus de temps à digérer l'entraînement d'été», analyse l'étudiant en droit à l'Université Laval.

Les Jeux olympiques sont donc bien placés dans le calendrier. S'il veut y faire de son mieux, il sait bien que certains doigts pointent?dans?sa?direction quand vient le temps du jeu des prédictions.

«J'ai plus de chance de ne pas avoir de médaille que d'en gagner une. On est habitué au hockey, où c'est l'un contre l'autre, où tu gagnes ou tu perds. Le ski de fond, ce n'est pas ça, on est 90 au départ et même si t'en a dépassé 80, t'es 10e. L'objectif, c'est de faire ma meilleure performance, de n'avoir aucun regret, d'être vite sur mes skis. Ce sera différent aux prochains Jeux, si tout va selon notre planification. Mais pour l'instant, je ne suis pas parmi les 10 prétendants.»

À savoir

ALEX HARVEY

21 ans

Saint-Ferréol-les-Neiges

Ski de fond

15 km libre (15 février)

30 km poursuite (20 février)

Sprint par équipe libre (22 février)

Relais 4 X 10 km classique-libre (24 février)

50 km départ groupé classique (28 février)

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