«Il a livré la marchandise. Il a obtenu le deuxième temps le plus rapide avec 23,10 secondes [qui compte pour 25 % de la note] et sa descente et ses sauts étaient à la hauteur d'une finale.» C'est ce qu'Étienne Lecours, entraîneur-chef de l'équipe québécoise de ski acrobatique, retient de la descente de Marquis, qui a évolué au sein du club de ski de Stoneham. «Il a terminé 13e en qualifications et quatrième dans la finale. C'est extraordinaire. C'est difficile de faire ça parce que les juges se gardent des points pour ceux qui passent les derniers en finale [généralement les meilleurs].»
Parti huitième sur 20, Marquis est demeuré premier jusqu'à l'entrée en action des gros canons. «On s'imaginait que ça pouvait arriver [un podium], mais on est très satisfait et très fier.»
Le grand-père paternel de Vincent, Jacques Marquis, avoue qu'il était anxieux avant même le début de la ronde de qualification. Pour lui, les Jeux olympiques représentent une source de fébrilité qu'aucune autre compétition ne peut égaler. «Ça fait 10 ans qu'on le suit. On a appris à vivre avec la pression des coupes du monde. Mais là, les Jeux, ça n'arrive qu'une fois tous les quatre ans», rappelle-t-il.
Source d'inspiration
Perd ou gagne, Marquis est une source d'inspiration pour les jeunes «bosseurs» de l'équipe de compétition de Stoneham, qui regardaient ses performances avec intérêt. «Ça m'inspire vraiment beaucoup. C'est vraiment un rêve pour moi d'aller aux Jeux olympiques», confie Laurent Dumais, 13 ans, qui participera bientôt au championnat canadien junior qui se tiendra en Nouvelle-Écosse.
Connaître Vincent, c'est profiter d'une expérience peu commune. «Il m'a donné des conseils. Il me disait comme c'est important de bien absorber les bosses, de bien anticiper et d'aller plus vite», raconte le jeune compétiteur. Fort à parier qu'il aura bien des questions à poser à Vincent à son retour de Vancouver.













