L'espoir parti, la fierté reste

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Vancouver 2010
Vancouver 2010

Suivez les espoirs olympiques de la région de Québec aux Jeux de Vancouver, du 12 au 28 février 2010. Notre journaliste Carl Tardif est sur place pour vous faire vivre ces Jeux d'une grande importance pour le Canada et qui font rêver la ville de Québec. »

Parmi la foule, les grands-parents de Vincent Marquis... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Parmi la foule, les grands-parents de Vincent Marquis étaient ses plus ardents admirateurs. «Ça fait 10 ans qu'on le suit. On a appris à vivre avec la pression des coupes du monde. Mais là, les Jeux, ça n'arrive qu'une fois tous les quatre ans», rappelle Jacques Marquis.

Le Soleil, Steve Deschênes

Jean-François Néron
Le Soleil

(Québec) Après une demi-heure d'espoirs nourris par une première position provisoire à la finale des bosses, la déception était au rendez-vous pour les supporteurs de Vincent Marquis rassemblés à Stoneham, le château fort du skieur acrobatique. L'athlète, qui a terminé quatrième, ne reviendra peut-être pas avec une médaille au cou, mais il conserve l'estime de ses fans.

«Il a livré la marchandise. Il a obtenu le deuxième temps le plus rapide avec 23,10 secondes [qui compte pour 25 % de la note] et sa descente et ses sauts étaient à la hauteur d'une finale.» C'est ce qu'Étienne Lecours, entraîneur-chef de l'équipe québécoise de ski acrobatique, retient de la descente de Marquis, qui a évolué au sein du club de ski de Stoneham. «Il a terminé 13e en qualifications et quatrième dans la finale. C'est extraordinaire. C'est difficile de faire ça parce que les juges se gardent des points pour ceux qui passent les derniers en finale [généralement les meilleurs].»

Parti huitième sur 20, Marquis est demeuré premier jusqu'à l'entrée en action des gros canons. «On s'imaginait que ça pouvait arriver [un podium], mais on est très satisfait et très fier.»

Le grand-père paternel de Vincent, Jacques Marquis, avoue qu'il était anxieux avant même le début de la ronde de qualification. Pour lui, les Jeux olympiques représentent une source de fébrilité qu'aucune autre compétition ne peut égaler. «Ça fait 10 ans qu'on le suit. On a appris à vivre avec la pression des coupes du monde. Mais là, les Jeux, ça n'arrive qu'une fois tous les quatre ans», rappelle-t-il.

Source d'inspiration

Perd ou gagne, Marquis est une source d'inspiration pour les jeunes «bosseurs» de l'équipe de compétition de Stoneham, qui regardaient ses performances avec intérêt. «Ça m'inspire vraiment beaucoup. C'est vraiment un rêve pour moi d'aller aux Jeux olympiques», confie Laurent Dumais, 13 ans, qui participera bientôt au championnat canadien junior qui se tiendra en Nouvelle-Écosse.

Connaître Vincent, c'est profiter d'une expérience peu commune. «Il m'a donné des conseils. Il me disait comme c'est important de bien absorber les bosses, de bien anticiper et d'aller plus vite», raconte le jeune compétiteur. Fort à parier qu'il aura bien des questions à poser à Vincent à son retour de Vancouver.

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