«À notre grande surprise, le problème n'est pas la vente de salons corporatifs car nous avons déjà des engagements financiers pour au moins 34 sur 80 sans trop de sollicitation. Notre grand défi est plutôt de rejoindre 10 000 personnes alors que nous sommes seulement 12 dans notre groupe», expliquait Mario Bédard vendredi en conférence de presse.
«La dynamique sera différente pour vendre des sièges individuels. Nous allons viser les maniaques de spectacles et de hockey, les parents et grands-parents qui veulent laisser un cadeau à leurs enfants», poursuit-il, disant ne pas craindre la crise financière.
«Un placement de 5000 $ remboursable est probablement le plus beau placement qu'on puisse faire présentement!» a-t-il lancé en boutade. «Ceci dit, il y a à Québec des baby-boomers qui sont capables d'acheter une voiture à leurs enfants. Ces gens peuvent se payer un siège.»
Après le boom faisant suite à l'annonce de la mise en vente des sièges alors que les droits sur 1023 ont trouvé preneurs en trois semaines, la campagne a semblé s'essouffler depuis la mi-novembre, le compte étant maintenant de 1150 sièges vendus.
Pas un plateau
«Malgré tout, je ne crois pas que nous ayons atteint un plateau car il nous reste beaucoup d'entreprise à contacter. C'est plutôt que les gens ont de la difficulté à nous joindre car la machine n'est pas encore en place», a répondu M. Bédard à la question d'un journaliste.
«Hier, je suis allé dîner dans un restaurant et deux personnes m'ont arrêté pour savoir comment faire pour réserver un siège», poursuit-il, annonçant deux sorties publiques de son groupe et le la mise en ligne prochaine d'un site web appelé jaimaplace.com.
«Il y a plusieurs sens à l'expression ?j'ai ma place?. Évidemment, elle fait référence à la vente de sièges, mais aussi peut-être à l'appellation de l'amphithéâtre. Le mot ?place? s'utilise bien en anglais comme en anglais et pourrait bien être accolé au nom d'un commanditaire, comme pour le GM Place de Vancouver.»
Le groupe Bédard aura son kiosque au Colisée Pepsi le 7 décembre pour le match entre les anciens Canadiens et les anciens Nordiques et le 20 décembre pour l'événement Remparts-Simple Plan.
De bois et d'acier
Le futur amphithéâtre, qui devait au départ être fait uniquement de bois, sera finalement une structure de bois et d'acier, comme l'a expliqué l'architecte François Moreau, pdg de la firme ABCP.
«Pour soutenir les lourds éléments de scène nécessaires, une structure hybride de bois et d'acier sera moins coûteuse qu'une structure seulement en bois», poursuit M. Moreau. Il cite le Tacoma Dome, dans l'État de Washington, l'Atlantico Pavillon de Lisbonne, au Portugal et le futur Richmond Oval, présentement en construction pour les Jeux olympiques de Vancouver, comme exemples de structures de cette nature.


















