«Québec mérite un nouveau Colisée» (Angélil)

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Vers un nouveau Colisée

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Vers un nouveau Colisée

Un groupe de gens d'affaires veut doter Québec d'un nouvel amphithéâtre multifonctionnel pouvant accueillir tant des matchs sportifs que des spectacles. Le projet a ses partisans comme ses détracteurs. »

«Québec mérite un nouveau Colisée» (Angélil)

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Au sortir de la cérémonie tenue à l'Assemblée nationale jeudi, René Angélil (à gauche) a soutenu que la passion des Québécois pour leur sport national justifie à elle seule pareil retour.

La Presse Canadienne

Kathleen Lavoie
Le Soleil

(Québec) Nouvel officier de l'Ordre national du Québec et acheteur potentiel du Canadien de Montréal, René Angélil estime que la ville de Québec mérite de retrouver sa place sur l'échiquier du hockey professionnel nord-américain.

Au sortir de la cérémonie tenue à l'Assemblée nationale jeudi, le gérant et mari de Céline Dion a soutenu que la passion des Québécois pour leur sport national justifie à elle seule pareil retour.

«Je pense que Québec mériterait une équipe de la LNH et un nouveau Colisée. On sent l'engouement pour le hockey ici à Québec», a affirmé le gérant, qui n'a toutefois pas voulu se prononcer sur la possibilité d'investir dans pareil projet.

En attente du dénouement de la vente du Tricolore, René Angélil, qui fait partie d'un groupe d'acheteurs avec Quebecor et la FTQ, a néanmoins réitéré son «amour» pour le hockey et pour le Bleu-blanc-rouge victorieux des Maurice Richard, Jean Béliveau et Patrick Roy. «Je pense que les trois équipes québécoises qui sont dans la course ont le même idéal?: essayer d'améliorer le niveau de l'équipe et le sentiment de fierté des Québécois envers leur équipe.»

Occasion d'affaires

D'abord et avant tout, l'imprésario reconnu pour son goût du risque voit dans l'acquisition du Canadien, du Centre Bell et du Groupe spectacles Gillett une belle occasion d'affaires. «On veut aussi que M. [George] Gillett soit heureux», a-t-il ajouté.

Comme ce fut le cas avec la carrière de sa protégée, il ne se lance pas dans cette nouvelle aventure les yeux fermés. «J'ai une vision pour ça aussi», a-t-il confirmé, sourire en coin.

Partenaire d'affaires de René Angélil, Pierre Karl Péladeau, également présent, a pour sa part répété que le processus de vente suivait son cours et qu'il devrait recevoir des nouvelles «d'ici les prochains jours». Le président et chef de la direction de Quebecor a en outre dit souhaiter que le vendeur tienne compte de la saveur locale de sa soumission au moment de se départir du Canadien, un symbole d'«affirmation nationale».

«Il ne s'agit pas d'une usine à fromage! a-t-il dit. C'est quand même quel­que chose de symbolique pour les Québécois. Le fait d'être associé à la Caisse de dépôt fait que la proposition représente tous les Québécois, toutes les Québécoises.»

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