Celui qu'on surnommait il n'y a pas si longtemps «le kid de la Grande Allée» soutient que l'entretien que lui et le maire ont eu avec Gary Bettman et Bill Daly, numéro deux de la LNH, fut très chaleureux. «Ils étaient préparés et savaient ce qu'on allait faire. Ils avaient le coeur extrêmement ouvert. Tu sentais qu'ils avaient un message d'encouragement pour nous à continuer.»
Le président de la LNH a insisté sur la nécessité de nouvelles infrastructures. «Bettman a dit à Labeaume : "Vous connaissez bien l'exigence numéro un qui est un nouvel édifice. Et on vous encourage à continuer, car quand vous allez en avoir un, vous serez en position de cogner à la porte sérieusement". Ce qu'il dit, c'est : "Faites votre édifice, pis moi, je vais être là."»
«Ce fut une rencontre très fructueuse. C'est très rare qu'ils [Daly et Bettman] rencontrent ensemble des gens. J'ai commencé à préparer ça quand Daly est venu passer une semaine ici cet été. Depuis, ça a progressé.»
ll y a deux ans, M. Aubut avait organisé les vacances au Québec de Gary Bettman, qui avait logé au Manoir Richelieu.
Les hauts dirigeants de la LNH prennent la candidature de Québec au sérieux, car ils connaissent bien l'engouement des gens de la capitale pour le hockey, ajoute M.?Aubut. «Ils ont parlé des souvenirs incroyables du marché de Québec. Ce sont des gars qui voient les avantages culturels du hockey ici. Ils se souviennent que quand il y avait un match à Québec, toutes les grosses télévisions étaient là et les plus grands journalistes.»
M. Aubut ne semblait pas savoir que le maire avait enfilé le chandail des Nordiques lors d'une entrevue avec Infoman. Gary Bettman vous a-t-il donné certaines garanties? «Non, pas de commitment. Mais si jamais il y a de quoi qui ne va pas dans sa ligue, il faut qu'il ait de bonnes alternatives. Québec peut en être une.»
«Assez grand garçon»
Le président du Comité olympique refuse de dire si M. Labeaume va trop vite en s'affichant avec le chandail des Nordiques. «Je ne le mettrai pas à sa place. Il est assez grand garçon pour prendre ses décisions, mais s'il veut avoir un édifice, c'est pas en restant tranquille qu'il va l'avoir.»
Depuis que des équipes du sud des États-Unis éprouvent des difficultés financières, d'autres villes comme Winnipeg et Hamilton ont montré de l'intérêt à accueillir une équipe de la LNH. Québec a-t-elle une longueur d'avance aux yeux des dirigeants de la LNH? «Bettman ne dirait jamais ça. Je ne peux pas t'en dire plus, j'arrête là.»
Marcel Aubut ne se prononce pas davantage à savoir quand une équipe de la LNH pourrait au plus tôt aboutir en ville. L'essentiel, c'est que le maire ait pris les choses en main.
«Il devait dire qu'il veut travailler avec la Ligue pour ramener les Nordiques à Québec. Il a performé comme un as. Ça, c'est de l'or», conclut-il
















