«Il y a 15 ans, nous avons perdu les Nordiques, car on n'avait pas de nouvel amphithéâtre. Si nous avons ce nouvel amphithéâtre, les arguments de 1995 n'existent plus, et le projet d'une franchise de la LNH devient réalisable», a-t-il déclaré par téléphone lors de la conférence de presse du maire Labeaume, vendredi matin.
Même si Régis Labeaume n'a donné aucune garantie quant à un éventuel retour de la LNH à Québec, Me Aubut a insisté sur la nécessité d'un nouveau Colisée de Québec afin de pouvoir espérer un jour voir une équipe du circuit Bettman s'établir dans la capitale. «Si on n'a pas cet équipement, c'est garanti que ça n'arrivera jamais!» poursuit-il.
L'ex-président des Nordiques dit toutefois ne pas avoir l'intention de reprendre en main une franchise de la LNH. «C'est devenu quelque chose qui demande des poches extrêmement profondes, ce que je n'ai pas», a-t-il répondu à la question d'un journaliste, en faisant sourire plusieurs.
L'avocat a toutefois qualifié d'exceptionnelle sa récente rencontre avec le commissaire de la LNH Gary Bettman et son adjoint Bill Daly en compagnie du maire Labeaume. «Vous pouvez être sûrs que Bettman, avec la garantie d'un nouvel édifice, il va être là», a-t-il commenté.
Jeux olympiques
Président du Comité olympique canadien, Me Aubut a aussi indiqué qu'il serait impensable que Québec obtienne un jour les Jeux olympiques d'hiver sans nouvel amphithéâtre.
«Nous avons un retard incroyable à rattraper au niveau des équipements sportifs d'envergure. Je me promène dans les villes du monde entier et à peu près toutes ces villes ont un aréna et un stade modernes. C'est maintenant notre tour.»
Me Aubut était très heureux de constater l'enthousiasme suscité par le projet à Québec. «Il y a quelques années, on disait qu'Aubut arrivait avec ses gros dossiers flamboyants. Je suis content de voir que, maintenant, il y en a d'autres qui ont cette vision.»
Le maire en avant
Vantant le dynamisme du maire Labeaume, l'avocat a également écorché au passage, sans le nommer, l'ancien maire Jean-Paul L'Allier, qui avait à l'époque refusé d'investir des fonds publics dans un nouvel amphithéâtre.
«Je dirigeais les Nordiques et je sais c'est quoi, vivre avec un premier citoyen qui est en avant ou en arrière. M. Labeaume est en avant. Si le premier citoyen n'est pas en avant sur ce type de projets, ce n'est pas compliqué, vous ne les aurez pas! Ça ne marchera pas!»
Pour le maire Labeaume, qui insiste sur le fait que le nouvel amphithéâtre est nécessaire même si Québec n'obtient jamais les Olympiques ou une franchise de la LNH, les conditions sont également meilleures aujourd'hui pour ceux qui souhaitent le retour des Nordiques.
«Ce qu'il y a de nouveau dans le business, c'est que le dollar est au pair et il y a un monde total de différences au niveau de la capacité de diffuser et de rayonner. C'est assez fondamental. Par exemple, Toronto et les Flyers diffusent leurs matchs et sont rentables. C'est un modèle d'affaires qui fonctionne», a déclaré le maire après sa conférence de presse.
Et les Remparts?
Présent au Colisée, le propriétaire des Remparts de Québec, l'homme d'affaires Jacques Tanguay, a confié qu'il s'attendait à partager le nouvel édifice avec une éventuelle franchise de la LNH.
«On se posera la question quand ça arrivera, mais il serait logique d'avoir un partenariat. La présence de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ) ne sert pas à limiter Québec dans ses ambitions futures. Par contre, la cohabitation entre la LNH et la LHJMQ posera un défi très gros», a-t-il avoué.
Coprésident des Championnats mondiaux de hockey en 2008, M. Tanguay ajoute également que cet événement était le dernier de cette envergure à avoir lieu dans le Colisée actuel.
«On a été gâtés de se faire accorder les Mondiaux avec une mise modique. Il nous en a coûté 3,5 millions $ alors qu'aujourd'hui, on parle de plus de 10 millions $ pour accueillir les Mondiaux juniors!» conclut-il.














