La firme d'architectes Côté Chabot Morel a été choisie pour élaborer le concept de «requalification, de développement et de mise en valeur» du secteur situé le long de l'autoroute Laurentienne qui s'étend du boulevard des Cèdres, au nord de la rue Soumande, jusqu'aux berges de la rivière Saint-Charles. Le tout, «dans le contexte de l'implantation d'un nouvel amphithéâtre à Québec», peut-on lire dans les documents de la Ville.
Rappelons que l'administration du maire, Régis Labeaume, souhaite faire construire son nouvel aréna dans ce secteur, comme le rapportait Le Soleil en juin. Si le projet va de l'avant, l'édifice serait construit sur l'actuel terrain de l'hippodrome, sur le site d'Expo Québec, directement sur la piste de terre battue. «Il y a déjà une concentration intéressante de bâtiments sportifs dans ce secteur», a affirmé mardi au Soleil François Picard, vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec.
Le tramway dont rêve l'administration municipale passerait aussi dans ce secteur, avant d'emprunter la 1re avenue direction nord, à partir du boulevard Wilfrid-Hamel.
La métamorphose de ce quartier ne repose toutefois pas uniquement sur la construction d'un nouvel aréna, prévient M. Picard. «De toute façon, il faudra faire quelque chose pour rendre ce secteur plus attrayant», a-t-il précisé.
Boulevard urbain
Un des éléments-clé qui permettra de redessiner le quartier sera la transformation de l'autoroute Laurentienne en boulevard urbain, du centre-ville jusqu'à la rue Soumande. «Ce qu'on veut, c'est une meilleure interconnexion entre les quartiers de Vanier et de Limoilou», a expliqué M. Picard.
Présentement, les deux quartiers sont divisés par l'autoroute Laurentienne. «Pour les piétons, c'est infernal de traverser les bretelles d'autoroute, ça ne peut pas rester comme ça», dit-il.
Pour favoriser les liens entre ces deux quartiers, le boulevard urbain pourrait passer sous le boulevard Wilfrid-Hamel, comme l'autoroute Robert-Bourassa dans le secteur de Quatre-Bourgeois et du chemin Sainte-Foy, avance M. Picard. «Imaginez sur le dessus comment on pourrait relier les secteurs. Place Fleur de Lys serait pratiquement reliée avec le Centre de Foires et ExpoCité.»
Un boulevard urbain rendrait aussi plus attrayant l'écoquartier que la Ville projette de construi-re à la Pointe-aux-Lièvres, située au sud de la rivière Saint-Charles, ajoute-t-il.
L'administration Labeaume aimerait aussi convaincre le ministère des Transports de procéder à un élargissement afin d'ajouter une voie réservée au transport en commun sur ce tronçon.
François Picard ne croit pas que la transformation de l'autoroute en boulevard urbain ait un impact important sur la circulation automobile. «De toute façon, la limite de vitesse est déjà de 70 km/h dans ce secteur. Si on ramène ça à 50 km/h, ce ne sera pas nécessairement une perte pour les automobilistes», dit-il.
La disparition des bretelles d'autoroute permettrait par ailleurs de gagner de l'espace pour développer des commerces et des espaces à bureaux de chaque côté du boulevard urbain, ajoute M. Picard. La firme d'architectes sera aussi chargée d'évaluer le potentiel des terrains dans ce secteur. «C'est toujours notre objectif de redévelopper à l'intérieur des limites de la Ville. On veut arrêter de s'étaler et ramener les gens vivre au centre-ville», a-t-il rappelé.
Le contrat accordé à la firme d'architectes s'élève à 75 000 $.














