Selon un sondage réalisé sur Internet du 6 octobre au 11 novembre, les résidants de la région sont partagés à 50-50 entre dépenser 400 millions $ provenant des taxes et des impôts pour un nouvel amphithéâtre ou utiliser cette somme afin de réduire la dette gouvernementale. Pour l'ensemble du Québec, une légère majorité (53 %) des personnes interrogées privilégient le remboursement de la dette.
«Compte tenu du fort appui pour le retour des Nordiques, on aurait pu penser qu'ils auraient été plus nombreux à être d'accord pour utiliser des fonds publics pour le nouvel amphithéâtre. On constate plutôt que la dette est une préoccupation majeure des Québécois», a commenté, mercredi, Pierre Côté, président de l'Indice relatif du bonheur, qui a réalisé le sondage.
L'option de rembourser la dette recueille plus d'adhésion en milieu rural (61 %) par rapport au milieu urbain (51 %). Les femmes (56 %) sont également plus préoccupées par la dette que les hommes (50 %). Toutefois, la priorité accordée au remboursement de la dette diminue chez les personnes ayant un niveau de scolarité plus élevé.
Comme pour la dette, la possibilité de développer les services à domicile pour les personnes âgées arrive à égalité avec le choix d'investir 400 millions $ de fonds publics dans un nouveau colisée dans la région de Québec. Pour l'ensemble de la province, les deux tiers des 986 personnes qui ont répondu au sondage estiment que les gouvernements doivent investir dans les services à domicile pour les aînés.
Le transport en commun gratuit (18 %), l'aide à la culture (22 %) et la lutte antitabac (20 %) ne sont pas jugés prioritaires par les résidants de la région de Québec.
D'autre part, 68 % des personnes sondées au Québec refuseraient de faire un don minimum de 25 $ pour la construction du nouveau colisée. Dans la région, cette proportion est de 50 %.
Par ailleurs, le coup de sonde confirme que 78 % des résidants de la région de Québec sont en faveur du retour des Nordiques. Ce souhait est partagé par tous les Québécois dans une proportion de 73 %. La marge d'erreur du sondage est de 3,2 %, 19 fois sur 20.






















