Voici leur exemple, mais avec les correctifs appropriés. Noter que la démonstration suppose un taux d'impôt identique au dépôt et au retrait de 40%. Une personne dispose de 1000$ dans son compte de banque. On lui dit qu'un placement de 600$ dans un CÉLI équivaut à un placement de 1000$ dans le REER. Le motif est que le REER lui retournera 400$ en retour d'impôt. Donc dans les deux cas, on a un investissement réel de 600$ et il lui reste après l'exercice un solde de 400$ dans le compte pour faire ce qu'elle veut bien faire avec.
Les deux profs ont utilisé le tableau du ministre des Finances soumis pour prouver l'égalité des deux programmes, et ont ajouté une troisième colonne, sur l'usage du 400$, mais c'est non pertinent puisque la situation est identique. Donc il ne sert à rien de spéculer sur ce que fera l'un d'entre eux avec ce solde pour comparer les deux programmes REER et CÉLI. Les conclusions sont donc erronées. Avec toute la flexibilité qu'offre le CÉLI, c'est financièrement plus avantageux que le REER.
La raison pour une équivalence parfaite entre les deux programmes est que le but premier du REER est de différer l'impôt pour permettre que le gain sur l'argent réel du déposant soit à l'abri de l'impôt. Lorsque l'impôt est remboursé à un même taux, les gouvernements s'approprient à la fois l'impôt prêté et le rendement produit par celui-ci. Si on peut mettre notre argent à l'abri de l'impôt, le REER devient inutile (à taux d'impôt égal bien sûr).
Le REER offre même un désavantage au plan des liquidités car au CÉLI on pourrait investir le 1000$ au complet alors qu'au REER le retour d'impôt nous force à attendre un an pour le replacer dans le même véhicule avec un nouveau retour à réinvestir un an plus tard etc, jusqu'à l'infini.
Jeannot Vachon, Québec










