La crise a besoin d'un remède de cheval

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La crise a besoin d\'un remède de cheval

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La crise financière, c'est aussi la fluctuation du prix de l'essence, qui sans contrôle sévère de la part de nos dirigeants politiques, crée un bouleversement dans l'économie en général.

Comprenez-vous maintenant pourquoi monsieur Charest ne voulait pas de trois paires de mains sur le volant, c'était pour faire à sa tête et ne pas avoir à justifier aux partis d'opposition et à la population sa position prise dans tel ou tel dossier à développement économique. Avec la clause secrète incluse dans le prêt de 400 millions à Rio Tinto, qui permettait à la compagnie de ne pas respecter les clauses de l'entente, on peut facilement s'imaginer dans quel inconfort aurait été le gouvernement pour avoir agi ainsi.

Où est donc la transparence que prônait ce parti? Je maintiens qu'un gouvernement minoritaire en temps de crise financière assure un plus grand respect des besoins de toute la population parce qu'autrement un gouvernement majoritaire a tendance à soigner ses proches collaborateurs au détriment des besoins sociaux. L'histoire nous l'a démontré à plusieurs reprises.  

J'ai de la difficulté à comprendre que l'électorat s'est laissé berner par des politiciens rétrogrades et vieux jeu pour qui une élection est un jeu de coulisses où  tous les coups sont permis pour en arriver à leurs fins, même celui de mentir.  

La crise financière était le prétexte pour nous leurrer, non pas parce que ce n'était pas vrai mais bien plus par le fait qu'on nous disait qu'elle serait moins pire chez-nous. Tous les analystes de réputation, comme monsieur Jarelowsky, depuis plusieurs mois, avaient allumé plein de signaux nous annonçant des temps difficiles et surtout la crise immobilière par les prêts surévalués des banques. Plutôt que d'avoir apporté des correctifs dans ce domaine, on a fermé les yeux et laissé faire. On connaît la suite, non seulement le domaine immobilier est en forte baisse, mais tout le domaine du crédit est maintenant contaminé par des dirigeants sans scrupules qui n'avaient pour objectifs que de s'emplir les poches et de prendre une retraite sans que nous puissions rien faire. Ceci est le véritable scandale, se faire voler mais en toute légalité.  

La crise financière, c'est aussi la fluctuation du prix de l'essence, qui sans contrôle sévère de la part de nos dirigeants politiques, crée un bouleversement dans l'économie en général. Qu'est-ce qui n'est pas influencé par le pétrole? Combien de compagnies manufacturières ont pour matière première le pétrole? Combien le coût de l'essence à la pompe influence tout le volet du transport tant des marchandises que celui du transport en commun? Si le gouvernement ne légifère pas dans ce domaine, l'on risque à chaque jour que des spéculateurs viennent nuire à l'économie et possiblement causer des milliers de pertes d'emplois.

Arrêtons l'hémorragie et contrôlons tout ce qui est à la base de notre économie. Fini les spéculations sur les biens essentiels. Qui osera?

Roger Kemp, Trois-Rivières

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