Ici, à Québec, il semble que l'on soit prêt à aller plus loin... Le Red Bull Crashed Ice est un événement spectaculaire qui attire les amateurs de sensations fortes. Pour deux jours de spectacle, les résidents du secteur de la côte de la Montagne doivent souffrir près de trois semaines de désagréments multiples: construction et démontage de la piste, circulation automobile et piétonnière réduite en plus de l'achalandage monstre et bruyant lors de la prestation des compétiteurs. On peut comprendre l'exaspération des résidants qui ont déjà à subir le Carnaval, le Festival d'été, les Fêtes de la Nouvelle-France et j'en passe.
Dans le cas du Crashed Ice, l'idéologie et l'appât du gain de la confrérie commerçante frise l'indécence et il est carrément déplacé que le maire de la ville s'en fasse le chef d'orchestre: «le maire Labeaume a confirmé hier au <I>Soleil<$> que l'hôtel de ville soutenait l'idée de la station 93,3», soit acheter massivement du Red Bull, le vendredi, 6 mars. Est-ce l'hôtel de ville ou le maire qui parle? Faudrait savoir, M. Labeaume nous ayant habitués à faire des phrases avant de réfléchir... Endosser et promouvoir une campagne de consommation d'un produit bien identifié, l'animateur Bouchard du 93,3 FM, appuyé par son patron, peut se le permettre, CHRC de même: «Si mes animateurs supportent ça en ondes, ils ne seront pas rabroués. Au contraire.» - M. Claude Rousseau.
Cependant, que le maire de Québec se compromette à ce point, c'est plus qu'indécent, c'est immoral et inacceptable. De plus, la campagne de dénigrement contre les humbles et honnêtes citoyens qui expriment leur mécontentement est basse, mesquine et injuste. À écouter le maire Labeaume, les seuls citoyens dignes d'être représentés et respectés sont les commerçants et les amateurs de sports extrêmes. Un peu de retenue M. le Maire. Oui, on peut souhaiter que les restaurants, les brasseries et les bars regorgent de clients et que l'hôtel de ville en tire monétairement profit, toutefois, il n'est pas acceptable que cette frénésie se fasse au détriment d'un quartier, rendant la vie invivable à des centaines, voire des milliers de citoyens.
Mario Laprise, citoyen de Québec










