Le problème est que la réponse aux audiences est fixée à l'avance dans l'esprit des commissaires. Reste seulement à doser un nombre suffisant de recommandations et à jauger un nombre minimal de mesures de compensation pour rassurer le bon public. L'essentiel du débat n'a jamais lieu. Avant la tenue des audiences un ministre ou haut fonctionnaire aura déjà annoncé les couleurs du décideur ultime. Et les commissaires goberont sans les vérifier toutes les justifications et scénarios jovialistes des promoteurs.
Le résultat est donc aussi toujours le même: la décision rendue par le BAPE est favorable au projet, et les chambres de commerce se félicitent puis insultent encore un peu les opposants avant d'aller festoyer dans les anti-chambres du pouvoir. De Rabaska à la Romaine: qui voudra demain faire l'effort de plaider sa cause devant le BAPE ?
Jacques Levasseur, Lévis










