Côté marketing, un «F» comme note

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Côté marketing, un «F» comme note

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Photothèque Le Soleil

(À Sylvain Sauvé, auteur «Les vrais tueurs du Red Bull» Site Web Le Soleil, 10 mars 2009 dans Carrefour) - Grâce au fait que nous vivons dans une démocratie, votre voix a pu être entendue (lue). Votre opinion qui qualifie la radio de poubelle n'est justement qu'une opinion que je pourrais à mon tour qualifier d'opinion poubelle, tout comme celle des résidants du Vieux-Québec qui s'opposent à la tenue du Red Bull Crashed Ice, car je vous rappelle que les propos tenus sur les ondes des stations représentent aussi l'opinion d'une majorité de gens dans le cas qui nous intéresse. Mais là n'est pas la question; côté marketing, je vous donne un «F» comme note, que vous soyez profane ou professionnel en la matière.

Voici quatre précisions concernant vos points:

- La controverse dont vous parlez n'en est pas une; il s'agit de la réplique d'un groupe majoritaire qui ne partage pas l'opinion des opposants au Crashed Ice et, qui plus est, ces derniers, en agissant ainsi, risquent de créer un précédent qui pourrait amener une seule personne à avoir le pouvoir de tuer dans l'oeuf toute initiative d'événement populaire tenu à Québec (le Moulin à images semble maintenant aussi menacé). Va pour les retombées économiques, la démocratie et la notoriété de la ville!

- L'image de l'entreprise est intouchée; en tenant ces propos, vous insultez l'intelligence de ceux et celles qui suivent cet épisode. En aucun temps un représentant de la compagnie Red Bull n'a endossé qui ou quoi que ce soit, sinon de continuer à dire qu'ils aimeraient bien pouvoir présenter le crashed ice à nouveau à Québec en 2010, et ce, en évitant la controverse. Ils ont également apprécié l'appui des nombreux acheteurs de leur produit (évidemment) lors de la journée baptisée «Red boule de neige», le 6 mars dernier.

- Tenir le crashed ice à Québec n'a rien à voir avec le désir de développer ce même marché; si la compagnie visait le plus grand bassin de population au Québec, question de vendre le maximum de cannettes, elle le tiendrait à Montréal. La raison en est que les responsables de l'événement à Québec ont bien su vendre la beauté de la Vieille Capitale. De plus, l'événement télévisé mousse aussi le produit; qu'il soit télévisé de Séoul ou de Québec ne change rien sinon que la ville et ce qu'elle a à offrir n'en tire qu'une meilleure visibilité.

- Enfin, vous dites que Red Bull n'a plus besoin d'investir dans de coûteuses activités suite aux agissements du maire Labeaume et de la radio «poubelle». Avez-vous déjà vu une compagnie ne faire qu'une seule campagne de pub ou activité promotionelle pour ensuite compter sur celle-ci afin de continuer à vendre leur produit pendant des années? Si ça existait, les médias seraient tous fermés. (Je me demande bien pourquoi les ventes de Labatt 50 ont baissé, pourtant, Olivier Guimond avait fait une excellente campagne en 1970!) Red Bull doit continuer de tenir des événements tel que le crashed ice de façon continue afin de maintenir son image en vie et bien présente dans la tête d'acheteurs potentiels.

Rappelez-moi de ne jamais vous engager comme consultant en publicité vous! À bon entendeur, salut!

Marc Laliberté, Québec

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