Si la Caisse a été incapable d'évaluer correctement le risque dans le cas de ses placements dans les PCAA lors du passage d'Henri-Paul Rousseau, entraînant une perte historique, comment un homme sans expérience en gestion de fonds comme M. Sabia pourra t-il gérer convenablement les avoirs de la Caisse? Avide de ramasser de généreuses primes, M. Sabia fera-t-il du gambling avec l'argent des cotisants? Alors que les contribuables doivent s'attendre à des hausses de cotisations à la RRQ et à la SAAQ dans les prochaines années à cause des largesses de la Caisse, on aurait pu s'attendre à un minimum de décence quant à la rémunération des dirigeants de la Caisse. C'est le contribuable ayant des revenus plus modestes qui va subir les contrecoups de cette catastrophe. La ministre des Finances Monique Jérôme-Forget et le premier ministre Jean Charest s'enfoncent de plus en plus dans ce dossier. La faible défense de M. Charest face aux questionnements entourant la nomination de M. Sabia tend à le démontrer. Pour un gouvernement qui se disait apte à affronter la tempête économique, mettons que cela n'a rien de rassurant.
Pierre Ouellet, Québec










