Alors que la ministre des Finances, Monique Jérôme-Forget, s'empêtrait dans la défense du PDG Sabia lors de la période de questions, celui-ci en profitait en douce pour se départir de ces actifs pouvant amener à de possibles insinuations de conflit d'intérêts. La précipitation de monsieur Sabia est-elle dû uniquement à la perspicacité de certains médias qui ont mis l'affaire au grand jour?
Puisqu'il semble incontestable que le choix de monsieur Sabia émane directement du bureau de notre premier ministre, n'est-il pas curieux que l'on ait pas pris la peine de s'assurer que monsieur Sabia n'ait pas en sa possession des actifs pouvant occasionner de possibles conflits d'intérêts? Depuis sa nomination, ce dernier ne fait qu'alimenter la controverse en raison du processus bâclé entourant sa nomination ou de sa rémunération jugée scandaleuse.
Le nouveau PDG de la Caisse continuera donc de représenter un énorme coup de force politique de la part du cabinet politique de Jean Charest. Après une perte colossale de près de 40 000 000 000$, la décision du gouvernement de ne pas y être allé de la plus élémentaire transparence afin de rassurer la population dans le dossier de la Caisse révèle un manque de respect flagrant pour les cotisants du Québec.
Dominic Tardif, Québec










