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Lors de la dernière élections au Québec, notre premier ministre Jean Charest nous disait que l'économie québécoise allait bien malgré une crise économique mondiale et qu'il n'entrevoyait pas de déficit pour le Québec à court terme. Il disait également que la situation à la Caisse de dépôt et placement du Québec ne justifiait aucunement le tapage de l'opposition sur les tribunes électorales, bref, que la situation à la Caisse allait bien. On connaît la suite: non seulement le gouvernement libéral n'a pas respecté ses engagements en déposant un budget déficitaire, mais en plus, les pertes à la Caisse s'élèvent à près de 40 milliards de dollars.  

Après avoir annoncé une foule de hausses de tarifs dès 2010-2011, voilà que nous apprenons que le régime québécois d'assurance parentale souffrirait de sous-financement. Comment se fait-il que le gouvernement Charest n'a pas soulevé la problématique de ce manque à gagner lors de la dernière période électorale? Notre premier ministre tentera-t-il de nous faire croire que le ministère des Finances du Québec n'était pas au courant de cette réalité budgétaire bien avant le déclenchement des dernières élections. Le 300 millions de dollars manquant, où le gouvernement du Québec va t-il le trouver? Après le cafouillage à la CDPQ et au CHUM, voilà maintenant que le gouvernement du Québec, dans ses prévisions actuarielles auraient «oublié» d'envisager un financement adéquat et suffisant pour son programme d'assurance parentale. Depuis deux ans, on parle d'un mini baby-boom au Québec et le gouvernement n'aurait rien vu venir? Voyons donc!

Plus le temps passe et plus il devient évident que le gouvernement de Jean Charest agit avec un profond mépris vis-à-vis la population québécoise. Si on est plus capable de se fier aux engagements de notre premier ministre, peut-être est-ce le signal qu'un changement de gouvernance s'impose au Québec.

Jean-Guy Gagné, Rimouski

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