La défense du premier ministre voulant qu'il ait attendu le retour d'Europe du ministre Pierre Arcand avant d'annoncer que la modification du règlement était spécifique à sa situation ne tient pas la route. On pourrait plutôt penser que la principale raison qui a poussé le premier ministre a dévoiler le nom de M. Arcand est davantage la résultante que cela commence à sentir la soupe chaude ici à Québec. Contrairement à ce qu'il prétend, le gouvernement Charest ne peut manipuler les règles régissant le comportant des membres du Conseil des ministres de manière à accommoder les membres de son gouvernement. Cela enlève toute crédibilité au gouvernement vis-à-vis la population. Après 6 ans d'attente, le premier ministre doit rapidement exécuter sa promesse électorale de 2003 en nommant sur le champ un commissaire à l'éthique qui sera totalement indépendant du Parlement. De cette manière, la population pourra peut-être recommencer à croire en la bonne foi du premier ministre.
Monique Héroux, Armagh










