- lorsque des musiciens se font imposer le silence devant les médias, qu'on leur refuse la tenue d'un vote au sujet de la direction musicale et que ceux qui siègent au conseil d'administration sont exclus de discussions importantes;
- lorsqu'une enseignante dévouée et dynamique exprime avec droiture ses commentaires au sujet d'une activité de l'OSQ, et se fait répondre que d'autres ont apprécié; la direction de l'OSQ lui reproche ensuite de se tourner vers les lecteurs du Soleil.
Quelle image avons-nous de cette organisation, sinon celle d'un profond malaise et d'une diplomatie chancelante ?
Au Choeur de l'OSQ, des choristes d'expérience, dont la doyenne du choeur, ont été injustement et de façon critiquable mises à la porte du Choeur. Des choristes, sans exception, exemplaires de par leur assiduité, la qualité de leur préparation et leur fidélité au Choeur depuis de nombreuses années, qu'on a traitées comme des activistes et envers lesquelles des allégations sans fondement ont été portées.
Pourquoi?
Depuis 2003, près de 69% des choristes ont quitté le Choeur. Pour diverses raisons. Sauf que dans l'histoire du Choeur, les choristes se sont plutôt montrés fidèles: il n'y a qu'un seul choeur ayant le privilège de se produire avec l'OSQ.
Des choristes constatant la détérioration de la qualité du Choeur ont eu le courage de s'adresser à la direction de l'OSQ, ainsi qu'à Yoav Talmi, espérant des changements, croyant au professionnalisme des personnes responsables de la destinée de l'OSQ et de son Choeur. Au lieu d'être considérées pour la franchise de leur action et son utilité, elles ont été dénoncées par la direction de l'OSQ. Hors, si les membres de la direction de l'OSQ et de son conseil d'administration ont facilement accès à des services juridiques, ils savent que les choristes, bénévoles, disposent de peu de recours. Quant à monsieur Talmi, la situation présente nous amène à réfléchir sur sa liberté d'intervention, tant auprès du chef de Choeur que de l'orchestre.
Il ne faut donc pas se surprendre, dans le contexte du départ annoncé de Yoav Talmi, du silence des musiciens de l'OSQ et de l'interdiction de s'adresser aux médias. Il en va de leur emploi...
Les abonnements à l'OSQ ont chuté? L'OSQ ne remplit plus les salles? À qui la responsabilité? Au chef seulement? J'en doute.
Les beaux projets, le dynamisme, la création, l'attrait du public, sont le fait d'organisations saines, ouvertes et transparentes, qui accueillent les commentaires et propositions et savent gérer les incidents diplomatiques.
Madame la Ministre Christine St-Pierre, des pistes de solutions vous ont été proposées au sujet du Choeur de l'OSQ, et maintenant, c'est l'OSQ même qui vous interpelle. Votre ministère ne subventionne-t-il pas ces organismes?
À quand un diagnostic organisationnel au cours duquel toutes les personnes concernées pourront s'exprimer, sans crainte et dans la confidentialité? Le public attend toujours votre réponse...
Christine Savard, ex-choriste










