Personnellement, je pense que la relation entre le divin et l'humain s'inscrit mieux à travers une spiritualité, librement consentie et individuelle, plutôt que par une religion, imposée et collective. Mais je pense aussi qu'il faut respecter les personnes qui ont encore besoin d'un cadre religieux rigide pour évoluer. Or, si l'on ne veut pas faire d'exceptions discriminatoires, il n'y a que deux positions: tout interdire ou tout tolérer. La première solution, qui est celle de la laïcité intégrale et systématique à la française, est dans les faits presque impossible d'application, et ne fait souvent que conduire à un nouvel extrémisme: l'intégrisme laïc.
La sagesse de l'approche québécoise, plurielle et souple, est souvent citée en exemple par d'éminentes personnalités et des chercheurs et philosophes de tous les pays (y compris en France). Récemment, le Dalaï-Lama a loué l'esprit de tolérance et d'ouverture du cours d'éthique québécois, et il a même l'intention de venir prochainement en personne féliciter le gouvernement du Québec pour cette initiative. Ne perdons pas non plus de vue les perspectives de la nouvelle économie, qui en est une du savoir, de la créativité et de la qualité. Les endroits recherchés par les créateurs d'emploi de cette nouvelle économie dite post-industrielle sont justement des lieux ouverts, tolérants, respectant la diversité culturelle et religieuse, comme l'est le Québec, et tout particulièrement Montréal.
Christian Feuillette, Montréal
Éditeur
Ex-candidat libéral dans la circonscription de Jeanne-Le Ber lors des élections fédérales de 2008










