Après une perte de 40 milliards de dollars, cela est la moindre des choses afin de remettre sur les rails cette prestigieuse organisation gérant le bas de laine des Québécois. Mais une chose cloche: comment se fait-il que la personne en charge du risque à la Caisse conserve son poste alors qu'elle est directement responsable de l'acquisition des PCAA et donc d'une perte de près de 12 milliards de dollars? Sachant la catastrophe générée par cette erreur monumentale de gestion, Susan Kudzman ne mériterait-elle pas la porte sur le champ au lieu de demeurer dans la même fonctions à la Caisse. La décision de Michael Sabia de garder cette dame dans un poste à la haute direction de la CPDQ est-elle le fruit de pressions politiques externes?
Et que penser du départ annoncé de la Caisse de monsieur Richard Guay, alors que celui-ci était la personne désignée par le gouvernement Charest pour prendre les commandes de la Caisse suite au départ vers le privé d'Henri-Paul Rousseau. Alors que la Caisse se remet douloureusement d'une perte catastrophique, voilà qu'elle devra donner de très généreuses primes de départ à ceux qui ont reçu un avis de licenciement. Imaginez la facture pour ces gens qui ne sont pas au salaire minimum de 9$ de l'heure...
Alors que les gestionnaires de la Caisse défilent à l'Assemblée nationale pour l'étude des crédits, il faut aller au fond de cette histoire de ce qui représente la plus sévère perte financière par un organisme d'État. Le premier ministre Charest doit nous expliquer pourquoi son gouvernement a choisi, quelque part en 2004, de changer le mandat de la Caisse afin d'orienter celle-ci exclusivement vers le rendement. Avec les conséquences que nous connaissons aujourd'hui.
Dominic Tardif, Québec










