Que des restaurants libanais compétiteurs à Québec portent le nom de Beyrouth ou Beirut, c'est du pareil au même. La vraie compétition libanaise aura lieu dimanche le 7 juin 2009, au Liban même, où se dérouleront des élections législatives générales tant attendues et très tendues. La tension y est très forte à cause des options complètement opposées entre deux grandes coalitions. Il y a d'abord celle du «14 mars», actuellement majoritaire et présidée par Saad Hariri, sunnite, fils du premier ministre Rafic Hariri, tué en 2005 dans un attentat non réclamé, et qui est très proche de la politique traditionnelle d'un Liban ouvert à l'Occident. D'autre part, il y a la coalition du «8 mars», ayant trois têtes, le Hezbollah, Michel Aoun et Nabih Berri, chiite, qui est plutôt proche de la Syrie et de l'Iran. La compétition est de taille et il y va de l'avenir de toute la région, et surtout du beau Liban, appelé à juste titre «la Suisse de l'Orient». Ces élections vont-elles se passer sans violence? Les craintes sont nombreuses.