Mais comment se fait-il que cette même médecine ne s'applique pas à des gens à cravate qui ont perdu plus de 40 milliards de dollars à la Caisse de dépôt et placement du Québec? Comment se fait-il que l'on offre même une belle prime de départ de plus de 325 000$ à celui qui était en charge de la Caisse au moment de la débâcle et qui s'en lave aujourd'hui les mains complètement? Sommes-nous ici en présence d'une justice à deux vitesses où l'État se permet de perdre des milliards de dollars, sachant que les cotisants à différentes caisses de retraites ou d'assurance vont se la fermer et payer une hausse des cotisations sans rien dire?
La triste histoire des victimes d'un Earl Jones ou d'un Vincent Lacroix ne doit pas nous faire oublier que certains dirigeants ont perdu des sommes drôlement plus considérables à la Caisse de dépôt et placement du Québec et que c'est l'ensemble de la population québécoise qui devra en payer la note dans les années à venir.
Loin d'avoir géré l'affaire avec brio, le premier ministre Jean Charest verra ainsi la feuille de route de son passage à la tête de l'État marqué au fer rouge. Mais en bout de piste, c'est le contribuable ordinaire qui souffrira le plus de payer pour de telles erreurs de gestion. Belle justice !
Monique Lemieux, Rimouski
Vous voulez réagir à ce texte ou à un sujet d'actualité, écrivez-nous à opinion@lesoleil.com. Votre commentaire doit être court et accompagné de votre nom, de votre adresse et de votre numéro de téléphone.










