Les faux pas de Bolduc

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Yves Bolduc

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Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Yves Bolduc.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Comment se fait-il que le premier ministre continue de défendre l'indéfendable avec un tel entêtement? Le chef du gouvernement du Québec agit-il par simple orgueil pour maintenir en poste le ministre de la Santé, M. Yves Bolduc? Alors que celui-ci vogue d'un scandale à l'autre, Jean Charest réitère sa pleine confiance au ministre de la Santé. Tant mieux pour lui car, à part M. Charest, plus personne au Québec ne croit cet individu qui multiplie les faux pas depuis son arrivée en politique.

 

Si le gouvernement du Québec souhaite reprendre de la crédibilité, il devra remplacer celui qui semble atteint du syndrome de Pinocchio. Après le scandale des isotopes médicaux où le ministre indiquait, à tort, que le Québec s'en tirerait mieux, voilà que celui-ci plonge dans une nouvelle controverse au sujet de l'accès à l'avortement. Pire, celui-ci colporte des propos inexacts qui minent encore davantage sa crédibilité en tant que ministre auprès du Collège des médecins.  

 

Le parcours du ministre Yves Bolduc depuis sa venue en politique est particulièrement fastidieux. Incapable de gérer correctement les dossiers majeurs, celui-ci représente un véritable boulet pour les libéraux de Jean Charest. Malheureusement pour eux, le seul qui ne semble par le remarquer ou qui ne veut surtout pas perdre la face par orgueil est le premier ministre lui-même.

Pendant ce temps, la population subit les contrecoups de la présence de M. Bolduc à la Santé, lui qui semble tout simplement incapable de gérer ce volumineux ministère du gouvernement québécois accaparant près de 46% du budget du Québec. Pourtant, M. Charest s'époumonait à dire en 2003 que la santé était sa priorité. Est-ce encore le cas aujourd'hui?

Dominic Tardif, Québec

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