Règlementation pour la chasse aux chevreuils - Le Québec en retard

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Règlementation pour la chasse aux chevreuils - Le Québec en retard

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Photothèque Le Soleil

En réaction à l'article d'André-A. Bellemare, «Les 175 000 chasseurs de cerf harcelés par leurs... porte-parole!» - Je lis toujours avec intérêt les articles d'André Bellemare mais cette fois je suis en complet désaccord avec lui. Je crois que M. Bellemare est sauté trop vite aux conclusions en s'opposant à une règlementation pour la chasse aux chevreuils; on est tous d'accord que le livre des règlements est déjà trop complexe, mais il faut aussi comprendre les principes d'une saine gestion du cheptel de chevreuils au Québec.

En s'opposant à une des règles de la QDM qui favorise la protection des jeunes mâles de façon à permettre le développement de mâles adultes (3 1/2 ans et plus), on va à l'encontre de tout ce qui se fait actuellement depuis 10 ans et plus partout en Amérique du Nord.

Il est trop facile de dire que les conditions ne sont pas les mêmes au Québec; dans la zone A dans le Maine qui touche au Québec, on a mis à l'essai une telle règlementation avec comme résultat que la taille des mâles récoltés s'est beaucoup améliorée.

Il faudrait m'expliquer les arguments voulant que cela nuise aux hardes de chevreuils et limite l'accès aux chasseurs. Ces arguments me semblent sans fondements. Je ne me prétends pas un expert de la QDM, mais j'ai beaucoup lu sur le sujet.

À mon avis, on profiterait beaucoup au Québec d'une règlementation visant à favoriser le nombre de mâles adultes (et la réduction du nombre de femelles par la même occasion); en effet, la configuration des terres agricoles (des bandes de terre étroites mais longues), et le fait qu'il y ait des chasseurs partout, a comme conséquence que les jeunes mâles de 1 1/2 ans ont très peu de chances de survivre à la saison de chasse et d'atteindre 3 1/2 ans et plus.

Là où je chasse, dans les Cantons de l'Est, la terre a un peu plus de 200 pieds de large par 1 mille de long; donc si un chasseur laisse passer un jeune mâle, il va se faire abattre de toute façon par un des voisins, d'où la nécessité d'une règlementation.

De plus, suggérer que d'autres dossiers seraient plus importants est une autre affirmation gratuite. La saine gestion du cheptel de chevreuils est prioritaire. C'est le gros gibier le plus populaire au Québec, accessible à tous et on devrait s'appliquer à intégrer les meilleures techniques de gestion de ce gibier. Le Québec est en retard dans ce domaine, mais M. Bellemare ne semble pas avoir fait ses devoirs dans ce domaine pour soutenir les affirmations faites dans son article (et j'en suis surpris, car j'ai toujours eu l'impression d'apprendre en lisant ses articles par le passé).

Michel Gamache, Cantons-de-l'Est

Réponse d' André-A. Bellemare

Votre critique de ma chronique est basée sur vos opinions personnelles. Ma chronique est basée sur des faits (32 pages) que des biologistes du MRNF ont présentés aux délégués officiels des chasseurs. Ces porte-parole du ministère affirment, comme je l'ai souligné dans ma chronique, qu'il n'y a pas de raisons d'ordre scientifique ni d'ordre social militant en faveur de la RTLBCCV (théorie états-unienne du QDM) pour la récolte des cerfs mâles au Québec. Lorsque des responsables du ministère ont raison, il faut quand même le reconnaître. Si vous n'étes pas d'accord avec eux, c'est à eux que vous devriez le faire savoir.

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