À mon avis, si je peux oser une analyse, il semble clair que l'école publique est fortement désavantagée par rapport à l'école privée. L'école publique ne peut sélectionner les élèves comme le font les écoles privées. Elle ne peut refuser les élèves en difficulté d'apprentissage ainsi que ceux qui ont des problèmes de comportement. De plus, la grande majorité de la clientèle de l'école publique provient de milieu défavorisé. L'élite étant ainsi recrutée par les écoles privées, le réseau de l'école publique s'en trouve fortement appauvri.
Dans ces conditions, en faire la comparaison est un manque d'éthique grave. Il est urgent que nos gouvernements mettent un terme à cette anomalie. Il faut arrêter de subventionner les écoles privées et plutôt aider les écoles publiques que tous s'accordent à dire sont mal en point. Chez nos voisins américains, ainsi que dans la province d'Ontario, les parents des élèves qui fréquentent les écoles et collèges privés doivent en assumer entièrement les frais. Comment se fait-il qu'au Québec on subventionne encore à 60% les écoles privées au lieu d'aider davantage le réseau public?
Les généreux dons à de chics institutions et collèges privés fréquentés par des cadres d'Hydro-Québec montrent à quel point la classe favorisée profite du système au détriment des plus démunis.
Isabelle Lefebvre, Louiseville










