Mais! Le Moulin à paroles, en me faisant saisir mes origines, les peines, les douleurs, le quotidien, les valeurs et les batailles de mes ancêtres, parfois avec douceur, tantôt avec force, en couleurs, avec musicalité et surtout avec respect, dépasse tout.
L'histoire c'est la vie. L'histoire ne triche pas. Tantôt avec Jacques Cartier ébahi, tantôt avec les Acadiens meurtris dont les maisons brûlent d'un rouge incandescent au loin, tantôt avec les sauvages, beaux et aux mots d'esprit étonnants, tantôt dans une ville de Québec, d'une grande beauté, réduite en cendres à l'image des absurdités des Beyrouth, Kaboul, Groznyï et, tantôt avec un Pierre Laporte effrayé, ou encore, avec l'espoir, les craintes et les rêves de «La comèt» d'un Dédé Fortin trop vite disparu... Tout était vibration, émotion, réalité, tristesse, colère, résignation, ténacité, espoir. Personne ne pouvait y brandir l'insensibilité.
De revoir et vivre ces vies passées, quel bel élan pour l'avenir! J'ai vu un peuple du Québec comme jamais auparavant. Beaucoup de choses seront dites, bien sûr! Toutefois, aux grognards absents, je dis «Taisez-vous!»
Une seule question mérite maintenant une réponse. À vous, journalistes, de la poser: Monsieur Charest, premier ministre du Québec, en décriant Le Moulin à paroles et en annulant une maigre subvention de 20 000$, admettez-vous que vous avez commis une grande et significative erreur de jugement? Précisément du même genre qu'un dénommé Harper avec la culture!!! Monsieur François Bourque, j'ai beaucoup apprécié votre chronique Des mots dans la nuit.
Pierre Pichette, Québec










