Pas plus qu'il ne paraissait gêné de festoyer en compagnie des Stephen, Josée, Jean-Pierre, ti-Jean, puis Sam en 2008 sur la terrasse Dufferin, venus terminer la récupération «ottawaienne» de la commémoration de la fondation de Québec.
«Je ne fais pas de politique», qu'il disait le ti-maire.
Pourtant, lorsque s'annonce la visite souverainiste dans sa capitale pour célébrer son histoire, voilà que ti-maire, sous de bien futiles prétextes, a tôt fait de s'éclipser. L'histoire, la culture, la fierté, après tout, c'est pas sa canne de «redboule»!
Tout de même, il faut avoir la dignité bien mince pour bouder ainsi les Miron, Papineau, Fréchette, Nelligan, Tremblay et autres, et n'avoir pas daigné venir saluer les lumineux comédiens, acteurs et orateurs venus leur prêter leur voix.
Pour ti-maire, prêt à céder la ville à peu importe le promoteur, pourvu qu'on y vende des hot-dog puis de la bière. Le bruit des mousquets pétaradants sur les plaines, célébrant la cinglante défaite de l'Amérique française, voilà ce qui lui plaisait. Du pain et des jeux, plus quelques bêtises. Le ti-maire de Québec sait mieux que quiconque ce dont ses citoyens ont besoin. Après tout, c'est son ami «Djef» qui le coache à la mairie, et lui, il les connaît les gens de Québec...
Gilles Marceau, Lévis










