Plus le temps passe et plus il devient facile de comprendre pourquoi les bureaux d'ingénieurs ne veulent pas s'inscrire au registre des lobbyistes du Québec. Pourtant, avec le nombre élevé de cas d'apparences de conflits d'intérêts et les accointances entre certains bureaux d'ingénieurs et le pouvoir public, il serait peut-être souhaitable d'exiger une inscription obligatoire à ce registre, comme norme de base pour l'obtention de contrat municipaux ou gouvernementaux. Rappelons que, malgré le fait que plusieurs firmes de professionnels soient appelées à discuter d'affaires avec des fonctionnaires et des élus, trop peu d'entre elles sont inscrites au registre des lobbyistes du Québec.
Cette situation intenable devrait rapidement être corrigée par le gouvernement du Québec, car il en va de la crédibilité de toutes ces firmes de professionnels qui font des affaires d'or avec l'État. Souhaitons-nous que le gouvernement Charest ait le courage politique pour faire la lumière et qu'il fasse preuve d'un grand sens des responsabilités, afin de procéder à cette réforme nécessaire pour la saine gestion des affaires de l'État. Avec la pluie de milliards de dollars en contrats gouvernementaux pour les infrastructures, les contribuables doivent pouvoir croire à une saine gestion des taxes et impôts qu'ils paient au municipal, au provincial et au fédéral. Pour l'instant, le doute en entré est dans les chaumière du Québec!
Dominic Tardif, Québec
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