Je crois fermement qu'il appartient à chacun de décider de l'instant de sa mort. C'est un choix personnel dans lequel la société ne devrait pas se mettre le nez. Il y a sur le sujet un excellent film de l'ONF «Mourir pour soi» qui présente quelques poignants témoignages. Il y a aussi l'excellent film «La mer intérieure» d'Alejandro Amenábar dont le héros tétraplégique et cloué au lit décide, en toute lucidité, de mettre fin à ses jours.
J'aimerais bien pouvoir dire à Monsieur Leblond combien je sympathise à sa cause.
Ce sont, je pense, des articles comme le vôtre qui, avec le temps, finiront par amener nos gouvernements à adopter le projet de loi parrainé par Madame Francine Lalonde.
Je ne suis en aucune façon en danger de mort et j'ai encore beaucoup de joie de vivre mais, lorsque le moment sera venu, je crois que, comme Monsieur Leblond, «je ne reconnaîtrai à personne une quelconque autorité morale, légale ou professionnelle de décider pour moi».
Jean Marcoux, Québec










