La politique peut avoir un visage humain
La quasi-totalité des présidents américains s'emploient activement dans le processus de paix israélo-palestinien en fin de mandat. Bill Clinton y avait mis tellement d'énergie que certaines langues lui prêtaient l'intention d'achever son deuxième mandat avec les honneurs d'Oslo. Ce ne fut malheureusement pas le cas. En tout début de mandat, Obama s'est immédiatement risqué dans des chantiers très difficiles. Il est fort à parier qu'il ne les gagnera pas tous mais, ceux qui, comme lui, sont des fervents partisans de la paix continueront certaines batailles qui s'achèveront probablement avec le monde. Dans son discours de Berlin, du Caire et d'Accra, il n'a cessé de dire sa soif de voir un monde de paix où tout le monde peut manger à sa faim, où les intérêts économiques n'emportent pas sur l'humanitaire.
Oui, la politique peut aussi avoir un visage humain. C'est avec humilité qu'il a accepté cette récompense qui, selon lui, «est un appel à l'action». Autrement, cet honneur le met davantage au pied du mur. Il faut dépasser les discours qui témoignent d'une certaine volonté de changement, si on ne veut pas rester sur des voeux pieux. Mais déjà, on peut dire: «congragulations mister president»
Raoul Robercheau Nguetgna, Drummondville










