L'euthanasie, pensez-y bien!

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Selon Mme Gagnon, il ne peut y avoir... (Photothèque Le Soleil)

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Selon Mme Gagnon, il ne peut y avoir de légalisation de l'euthanasie sans discrimination et sans dérapages; les personnes âgées et les personnes handicapées sont des minorités visibles qui seront ciblées en premier.

Photothèque Le Soleil

Pour la folie de quelques individus qui veulent mettre fin à leurs jours et peut-être passer à l'histoire, allons-nous entraîner tout le Canada et le Québec dans un deuil et dans une folie meurtrière qui n'en finira plus? Au lieu de tuer des gens vulnérables, car il est certain qu'il y aura des dérapages, on doit améliorer les soins de longue durée, les soins palliatifs et les soins de fin de vie. À la Maison Michel Sarrazin, pas d'euthanasie, ils accompagnent la personne mourante et rendent la mort confortable.  C'est dans cette direction que nos hôpitaux et CHSLD doivent aller, l'amélioration notable des soins palliatifs aussi appelés soins de fin de vie.

Dans les faits, il ne peut y avoir de légalisation de l'euthanasie sans discrimination et sans dérapages. Les personnes âgées et les personnes handicapées sont des minorités visibles qui seront ciblées en premier. C'est donc contre les droits de la personnes que de discriminaliser l'euthanasie. Parlons des dérapages. Pour économiser de l'argent, les gouvernements pourraient étendre l'euthanasie aux personnes âgées dans les hôpitaux et CHSLD, aux personnes handicapées en défience intellectuelle, puis aux bébés prématurés puisqu'ils risquent d'avoir, pour un temps, un retard de développement.

Récemment, on pouvait lire dans un quotidien au sujet des animaux de la SPA «on ne parle plus d'euthanasie, on parle de génocide!» C'était au sujet des animaux, alors comment se fait-il que l'on veuille maintenant légaliser l'euthanasie et le suicide-assisté? Y a-t-il encore des gens qui font la différence entre les animaux et les humains? Sommes-nous tous devenus des condamnés à mort?

Si nos gouvernement manquent d'argent pour nous soigner, qu'ils coupent plutôt dans les subventions aux entreprises, au lieu de tuer nos personnes malades et vulnérables, qui ont payé toute leur vie pour le système de santé.

Jocelyne Gagnon

La Durantaye

*L'auteure est bénévole pour une jeune femme handicapée en défience intellectuelle

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