Dans les faits, il ne peut y avoir de légalisation de l'euthanasie sans discrimination et sans dérapages. Les personnes âgées et les personnes handicapées sont des minorités visibles qui seront ciblées en premier. C'est donc contre les droits de la personnes que de discriminaliser l'euthanasie. Parlons des dérapages. Pour économiser de l'argent, les gouvernements pourraient étendre l'euthanasie aux personnes âgées dans les hôpitaux et CHSLD, aux personnes handicapées en défience intellectuelle, puis aux bébés prématurés puisqu'ils risquent d'avoir, pour un temps, un retard de développement.
Récemment, on pouvait lire dans un quotidien au sujet des animaux de la SPA «on ne parle plus d'euthanasie, on parle de génocide!» C'était au sujet des animaux, alors comment se fait-il que l'on veuille maintenant légaliser l'euthanasie et le suicide-assisté? Y a-t-il encore des gens qui font la différence entre les animaux et les humains? Sommes-nous tous devenus des condamnés à mort?
Si nos gouvernement manquent d'argent pour nous soigner, qu'ils coupent plutôt dans les subventions aux entreprises, au lieu de tuer nos personnes malades et vulnérables, qui ont payé toute leur vie pour le système de santé.
Jocelyne Gagnon
La Durantaye
*L'auteure est bénévole pour une jeune femme handicapée en défience intellectuelle










