Alors que plus du tiers des 30 000 contrats du ministère présentent des problématiques ou anomalies, il devient illusoire pour le premier ministre Charest de prendre la défense de ses deux ministres. La population attend sur le bord de l'échaffaud la condamnation sans appel de ces membres du conseil des ministres, qui ont perdu leur crédibilité devant de tels faits. Car ils n'ont rien fait pour enrayer les problèmes liés à la gestion des contrats gouvernementaux. même s'ils avaient reçu des signaux limpides à propos d'irrégularités.
Après un tel rapport, particulièrement dévastateur pour son gouvernement, il est dorénavant facile de comprendre pourquoi le gouvernement libéral de Jean Charest s'entête à ne pas tenir d'enquête publique sur le monde de la construction. Cela équivaudrait à se mettre la tête sur le billot. Les récentes manoeuvres de diversion du gouvernement n'empêcheront pas la population de réclamer une commission d'enquête publique, pour que toute la lumière soit faite, au nom d'une gestion transparente et responsable de l'État. Entretemps, le gouvernement doit faire preuve de courage et de respect pour les contribuables québécois, en commençant le ménage et en montrant la porte aux ministres Boulet et MacMillan.
Pierre Ouellet, Québec










