En s'appuyant sur les cas de pédophilie qui ont lieu dans des familles, il y a moyen de saisir le mode opératoire du pédophile. Sachant que son crime est fortement désapprouvé, il agit dans le plus grand secret. Il utilise même la confiance que les gens lui portent, pour mieux les berner. Ses actes déstabilisent l'enfant, le jettent dans la honte et la culpabilité. Il manipule sa victime, lui fait des menaces, de sorte que cette dernière vit dans la terreur de se faire prendre. On peut comprendre qu'un enfant aussi malmené puisse mentir même à ses parents, pendant des années. Rendu à l'âge adulte, certains parviendront, avec courage, à dévoiler le drame dont ils ont été victimes.
Une fois la nouvelle connue, plusieurs s'empresseront d'accuser les parents, en disant que cela ne peut s'être passé dans la maison pendant tant d'années, sans qu'ils le sachent. Ils ont donc camouflé la chose pour sauver l'honneur de la famille. Les parents auront beau s'expliquer, un doute a été créé. Pourtant, le bon sens nous apprend que des parents, aussitôt informés du fait, auraient expulsé le pédophile et pris les mesures qui s'imposent contre lui.
Si des parents qui vivent près de leur enfant n'ont pu découvrir les actions du pédophile, comment un supérieur, d'une organisation qui doit s'occuper de plusieurs personnes, et qui vit à distance peut-il faire mieux que des parents? Cessons de culpabiliser ceux qui se sont fait berner par le savant stratagème du pédophile. Le vrai coupable, c'est lui.
John White, Québec










