Une auto, c'est une tonne de métal et c'est cette tonne de métal qui fait plus de 500 morts et 2500 blessés graves au Québec année après année. Un vélo, dans le pire cas, ça fait une bosse sur une carrosserie ou ça blesse un piéton, mais ça ne tue que très, très rarement!
Cette différence de poids, la tonne de métal entre nos mains quand nous sommes au volant, implique nécessairement un niveau de responsabilité plus élevé. Quand un cycliste brûle une rouge, il est stupide et se met en danger. Quand un automobiliste brûle une rouge, il est stupide et risque de se tuer, de tuer un autre automobiliste, un cycliste ou un piéton.
C'est pour cette raison, au nom du principe de protection des usagers les plus fragiles, qu'il faut adapter nos villes et nos règles pour discipliner prioritairement l'automobile. Pourquoi? Une ville, ce n'est pas une autoroute, c'est un milieu de vie. Des milliers de gens, des enfants et des personnes âgées y habitent, y marchent et y font du vélo.
Plus fondamentalement, au-delà des règles et des chicanes, la meilleure politique pour diminuer le nombre d'accidents, les chiffres partout dans le monde le prouvent, est d'augmenter le nombre de cyclistes et de piétons. Plus il y en a, moins il y a d'accidents graves : la force du nombre les rendant plus visibles et plus... respectés.
Christian Savard
Accès transports viables










