Le blogue de la Maison-Blanche notait de son côté que les policiers circulaient en motoneige (c'est vrai, dans les champs autour de l'aéroport...) et que les gens patinaient sur le canal Rideau, comme si le froid empêchait les automobiles de rouler, peut-être.
Pire encore, pour confirmer ces préjugés, Barack Obama a donné l'assurance qu'il reviendrait au Canada... dès qu'il fera un peu plus chaud.
Si le climat d'Ottawa fait peur aux touristes américains, imaginons celui de Québec et retroussons-nous les manches!
Alors, avis à Stephen Harper : même si vous ressortez grand gagnant de cette première visite du président des États-Unis à l'étranger, méfiez-vous des détails!
Le sourire fendu jusqu'aux oreilles du premier ministre, dans ses entrevues télévisées de jeudi soir, en disait long sur son évaluation de la journée.
J'avoue qu'il a dû trimer dur pour en arriver à ce point. L'international n'était pas son point fort, et ne l'est toujours pas. Mais il a compris que le vent a tourné avec le départ de George W. Bush. Tant mieux si M. Harper comprend que la planète ne se divise pas entre les bons et les méchants!
Le premier ministre n'a rien non plus de la bête de party. Homme de dossiers, il n'est pas du genre claques dans le dos ou à considérer qu'il a élevé les cochons avec le premier venu.
Il affrontait en M. Obama un «pro» de la politique. Calme mais jasant, sûr de sa force mais trop poli pour la démontrer, sympathique et sociable.
Le premier ministre a réussi son examen de passage, il a laissé une bonne première impression. À lui maintenant de construire sur ces bases.
Même si Michael Ignatieff a eu droit lui aussi à du temps supplémentaire avec M. Obama, il ne pourra pas attaquer le premier ministre de front.
Sur le rapatriement d'Omar Khadr de Guantanamo, seule véritable querelle de l'heure, le président n'a pas mordu à l'hameçon, ce qui donne du temps au gouvernement fédéral.
Après un automne désastreux, M. Harper a gagné bien des points en une seule journée. Il a repris les commandes du débat.
Le premier ministre se rend à New York lundi, sur son erre d'aller, à la fois aux Nations unies et chez les gens d'affaires de la métropole américaine. Sa réapparition doit nous rassurer tous.
Culture? Connais pas
Le député Daniel Petit, celui qui a déjà eu l'honnêteté de me dire qu'il ne donnerait jamais suite à mes appels, a récidivé cette semaine : mon message est tombé dans le vide.
Mais le collègue Richard Boisvert, heureux homme, l'a coincé jeudi soir, pour se faire dire que «on n'est pas tellement copains-copains avec les artistes», au Parti conservateur.
L'honorable député de Charlesbourg a expliqué son absence de la journée Québec horizon culture, lundi, par son emploi du temps trop chargé, notamment par la grève chez Maxi.
J'ignorais que le monde des supermarchés relevait du gouvernement fédéral, et je constate que si les conservateurs se plaignent du milieu culturel, ils ne font rien pour se faire aimer de ces «enfants gâtés».
Dire qu'il existe bel et bien un élu conservateur, au Québec, qui rejette cette approche de la chaise vide et considère que son parti a échappé le ballon en s'absentant du sommet culturel.
Mais gardons son nom confidentiel, pour le moment, le ciel pourrait lui tomber sur la tête si cela se savait!









