Le Diamant sort de l'ombre

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Le promoteur n'est pas encore prêt à dévoiler... (Photothèque Le Soleil)

Agrandir

Le promoteur n'est pas encore prêt à dévoiler les plans du Diamant, un projet qui devrait prendre forme sous les bretelles de l'autoroute Dufferin.

Photothèque Le Soleil

François Bourque
Le Soleil

(Québec) Le projet de Diamant de Robert Lepage sort de l'ombre.

Initialement prévu dans le tunnel sous l'avenue Honoré-Mercier, le nouveau théâtre va finalement «sortir» de la falaise, s'avancer vers la rue Saint-Vallier et se glisser sous les bretelles de l'autoroute Dufferin.

Le principal point d'attraction sera un grand hall lumineux dont la forme évoquera celle d'un diamant, avec ses parois de verre et ses angles en biseau.

Ce hall sera flanqué de deux salles de spectacle, l'une pour Ex Machina (Lepage), l'autre pour Les Gros Becs. Un revêtement de pierre est envisagé pour ces ailes, mais le concept final n'est pas arrêté.

Le promoteur prévoit conserver l'aspect trash du tunnel actuel et y loger des espaces administratifs et des fonctions connexes aux salles de spectacles.

Le jardin chinois, que la Ville avait prévu aménager au pied de la falaise, entre les bretelles, sera déplacé dans le voisinage.

Un long escalier roulant grimpera à travers le nouvel immeuble et le tunnel pour émerger sur Honoré-Mercier. Cet escaladeur, assez large pour les piétons, les vélos et les poussettes, sera accessible sans égard aux heures d'activités du théâtre. Un ascenseur est aussi prévu.

L'entrée principale du futur théâtre ainsi que les zones débarcadères pour les autobus et les décors donneront sur la rue Saint-Vallier.

Le promoteur a promis que la vue sur la Basse Ville et les montagnes depuis la rue Honoré-Mercier ne sera pas obstruée, mais un accès depuis la Haute Ville est prévu. Le projet permettrait de loger sur la falaise une terrasse donnant vue sur Saint-Roch.

Cette nouvelle mouture du projet de Diamant a été présentée au maire de Québec il y a quelques semaines et sera soumise incessamment à la ministre de la Culture.

Le maire Labeaume parle d'un projet «hyper spectaculaire» et «très marquant». Jean-Pierre Vézina, vice-président finance chez Ex Machina, souhaite en faire un «nouveau signal architectural», un «symbole» et une «source de fierté» pour la ville.

Vous vous doutez bien que j'aurais préféré vous montrer des esquisses du Diamant, plutôt que d'essayer de vous le décrire sans l'avoir vu moi-même.

M. Vézina dit ne pas être prêt à le montrer encore. Il affirme avoir «horreur des dépassements de coûts» et veut savoir combien ça va coûter avant de lancer des plans sur la place publique. Il pense avoir besoin de quelques mois encore.

Ex Machina avait dû retourner sur les planches à dessin l'an dernier, son scénario initial ayant été jugé trop coûteux et trop dérangeant. Il était alors question d'excaver à partir de l'avenue Honoré-Mercier.

Le risque de dépassement de coûts sera moindre en construisant à l'extérieur de la falaise, croit le maire Labeaume. Il ne se fait cependant pas d'illusion. «C'est encore cher», prévient-il.

Les pouvoirs publics doivent-ils investir des dizaines de millions de dollars dans une nouvelle salle de spectacle à Québec alors qu'ils peinent déjà à boucler leurs budgets et à répondre aux autres urgences et priorités?

La question va nécessairement rebondir.

Les promoteurs vont plaider qu'il n'y a pas à Québec de salle disponible convenant à leurs besoins : 650 places pour Ex Machina; 350 places pour Les Gros Becs.

La réalité est que ces compagnies finissent par s'accommoder des salles actuelles de Québec, mais préféreraient avoir une adresse fixe, question de rentabilité, de logistique et de visibilité.

Il serait difficile de justifier un autre investissement majeur en culture avec le seul argument de mieux loger le théâtre, fusse-t-il celui de Robert Lepage.

L'objectif d'un meilleur lien Haute Ville-Basse Ville, d'une réhabilitation d'un secteur délabré aux portes du Vieux-Québec et d'ajouter une signature architecturale forte, festive et attractive pour Québec rend cependant le projet plus acceptable.

Partager

Cyberpresse vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la liste:248:liste;la boite:268:box

En vedette

  • Auto

    Avant de choisir, visitez notre section Auto. »

Précédent

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Les plus populaires sur Auto

image title
Fermer