Non seulement les organisations concernées se sont-elles ajustées rapidement après quelques ratés, mais elles ont réussi l'impossible : prouver que Québec pouvait séduire des milliers de visiteurs et recevoir de la grande visite!Quand bien même on l'appelle encore «Vieille Capitale» - les habitudes séculaires sont tenaces - l'image de la ville en sort grandie. Si ce goût du risque et de la créativité pouvait maintenant inciter ses citoyens à se dépasser, ce serait le meilleur legs dont on puisse rêver.
Le maire Régis Labeaume a séduit les gens d'affaires. Dans 15 ans, Québec sera une ville rénovée, de savoir et de haute technologie. Une ville jeune, dynamique, ouverte sur le monde. Une ville performante, compétitive... Avec un quartier Saint-Roch encore plus fou!
Mais les défis seront nombreux et la tâche, immense. Aussi le maire a-t-il lancé 24 chantiers. Il manque toutefois ceux qui seraient marqués du sceau de la solidarité. Même si sa région métropolitaine jouit du plein emploi, son économie n'est pas à l'abri de la récession.
Certes, les employés qualifiés resteront en demande dans des secteurs en pénurie de main-d'oeuvre, mais d'autres travailleurs se chercheront un boulot. Il faut développer des outils, avec l'État et les employeurs, pour rendre les sans-emploi plus compétents et les entreprises plus performantes, pour mieux intégrer les nouveaux arrivants. C'est une main-d'oeuvre trop précieuse pour la négliger.
De même, avant de se lancer dans des travaux d'infrastructures tous azimuts, la Ville doit miser sur la construction de logements à prix abordable - en pénurie sérieuse actuellement - et mettre sur pied des programmes de réfection d'immeubles résidentiels. Ce sont là des mesures qui se rentabilisent rapidement et très utiles socialement.
Au préalable cependant, certains services doivent s'améliorer. C'est le cas du déneigement. C'est sur la qualité de ces services bien terre à terre que l'administration Labeaume sera jugée, pas seulement sur ses grands projets. Il faut inviter les arrondissements à jouer un rôle accru et les citoyens à s'impliquer davantage.
De même, c'est par le respect que la Ville témoignera à ses employés qu'elle les motivera à se dépasser.
En 2009, tous doivent oeuvrer au rétablissement de relations de travail plus harmonieuses. Le maire le premier!











