Avec le pdg de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC), Jean-Guy Chaput, on est dans autre chose : on est dans la mauvaise administration et l'abus ordinaire - cet abus si souvent dénoncé par le vérificateur général, Renaud Lachance.
En soi, le cas de M. Chaput n'est pas si important. Il est même plutôt insignifiant.
Ce qui est grave, c'est l'accumulation de ces petites révélations. Comme celles concernant la Société immobilière du Québec, il y a un an.
En fait, le plus navrant dans l'affaire qui nous occupe aujourd'hui est que le pdg de la SODEC aura contribué à ternir l'institution qu'il était censé servir.
Le plus dommageable est qu'il aura donné du grain à moudre à tous ceux pour qui la machine gouvernementale n'est que gabegie et source de gaspillage.
Voilà pourquoi les dépenses douteuses ou insuffisamment justifiées de certains nous obligent, à force, à souhaiter la mise en place d'un maximum de contrôles et de garde-fous.
La loi sur la gouvernance a posé un premier jalon. Elle a établi le principe de la séparation des fonctions de pdg et de président du conseil d'administration.
Le gouvernement Charest a nommé Jean Pronovost à la présidence du C. A. de la SODEC en mars 2008. C'est ce monsieur qui a demandé au vérificateur d'ouvrir une enquête.
Heureusement, car ce n'est pas M. Chaput qui serait allé cogner à la porte de Renaud Lachance. Ce n'est pas lui qui lui aurait demandé d'examiner ses comptes de dépenses!
Il faut des conseils d'administration forts pour surveiller les directions. Pour les rappeler à l'ordre, le cas échéant.
Le deuxième jalon passe désormais par l'adoption d'un projet de loi présenté récemment par le Parti québécois. S'il était adopté, ce projet protégerait ceux qui dénoncent le gaspillage et les dépenses frivoles dans le secteur public québécois.
Surtout, il enverrait un message supplémentaire. Un message qui rappellerait - encore une fois - que les fonds publics doivent être dépensés avec parcimonie.










