Dénigrer l'effort

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 200 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

Sur le même thème

Brigitte Breton
Le Soleil

(Québec) Jim Prentice semble oublier qu'il est le ministre de l'Environnement de tous les Canadiens. Le gouvernement conservateur a beau réduire autant que faire se peut ses engagements en matière d'environnement, le Canada devra néanmoins compter sur les provinces plus innovatrices comme le Québec, et les États américains plus ambitieux, pour atteindre ses cibles.

En plus de confondre sa fonction de ministre de l'Environnement avec celle de ses confrères responsables des Ressources naturelles, de l'Industrie, du Commerce, ou des Finances, Jim Prentice ne joue pas le rôle de leader que devrait avoir en 2010 un ministre fédéral de l'Environnement.

Au Québec, dans l'Ouest ou dans les Maritimes, les effets des changements climatiques préoccupent la population. Où qu'ils vivent au pays, les Canadiens souhaitent également que l'économie soit florissante d'un océan à l'autre. Qu'ils soient du Québec, de l'Ouest ou des Maritimes, les Canadiens espèrent que ces deux objectifs puissent être conciliés.

Bien qu'il détienne le titre de ministre de l'Environnement, Jim Prentice ne cherche pas l'équilibre. Il affiche ouvertement un préjugé favorable à la polluante industrie pétrolière et gazière, et ne veut surtout pas indisposer les constructeurs automobiles. Il pousse même l'audace, devrait-on plutôt dire l'incompétence, à qualifier de «sottise» une réglementation introduite récemment au Québec, imposant des normes de réductions de gaz à effet de serre aux constructeurs automobiles.

Ce n'est pas la première prise de bec entre Québec et Ottawa. Les prédécesseurs de Jim Prentice ne portaient pas dans leur coeur leurs homologues de la Belle Province. En décembre, à Copenhague, Québec et Ottawa ont encore une fois affiché leur désaccord et le froid a persisté jusqu'à Rivière-du-Loup où le premier ministre Charest a de nouveau dénoncé, en janvier, l'approche de Stephen Harper.

La charge du ministre Prentice contre le Québec, lundi à Calgary, est très révélatrice et confirme que la réduction des GES n'est pas une priorité. Elle montre comment le gouvernement conservateur peut être intolérant et acerbe à l'égard de ceux qui ne partagent pas son idéologie. Elle prouve aussi qu'il est prêt à recourir à la désinformation pour faire valoir son point de vue.

On pourrait certes se moquer du Québec s'il tentait seul d'imposer des normes aux constructeurs automobiles en Amérique du Nord. Or, lorsqu'une quinzaine d'États américains, dont la Californie, New York, le Vermont et le Maine, font de même et représentent près de 50 % du parc automobile, la position du Québec ne peut être discréditée et déformée comme le fait le ministre fédéral. D'autant plus que le Canada vient d'aligner ses cibles de réductions de GES sur celles des États-Unis.

Dans l'intérêt des Canadiens, M. Prentice devrait au moins s'inspirer de ce qui se fait de mieux chez notre voisin.

Cyberpresse vous suggère

publicité

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer