Les chiffres parlent d'eux-mêmes. L'enveloppe budgétaire consacrée à la réfection du parc des structures est passée de 170 M$ à 840 M$ en 4 ans. Le nombre de structures, sous la responsabilité de ces ingénieurs a doublé, passant de 5000 à 9500 structures (transfert des ponts municipaux). Une structure sur deux est en mauvais état. Et pour faire face à ce nouveau défi, l'effectif «ingénieurs» du MTQ est demeuré, à peu de choses près, le même depuis ces changements.
Certains ont laissé entendre qu'il s'agissait d'un message syndical, corporatiste, qui ne servait que l'intérêt des membres de l'Association. Mais qui d'autres que l'organisation qui représente ceux qui, quotidiennement, sont confrontés aux problèmes d'un parc de structures vieillissant, dont 5000 doivent être réparées, peut en informer la population?
M. Pierre-Marc Johnson est d'avis qu'il revient à l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) de déterminer s'il y a suffisamment d'ingénieurs sur les chantiers du MTQ. Suivant son raisonnement, il reviendrait à l'OIQ à s'assurer que les Bombardier, Alcan, Bell Hélicoptère et autres embauchent suffisamment d'ingénieurs.
Comme ancien ministre de la Justice, M. Johnson sait très bien qu'il n'en est rien. Pour assurer la sécurité du public l'Ordre, notamment, poursuit ceux qui se prétendent faussement ingénieur ou encore poursuit des ingénieurs comme il l'a fait à la suite de l'effondrement du viaduc du Souvenir.
Par ses interventions, l'Association ne vise pas à condamner les autorités administratives du MTQ, mais plutôt à inciter le gouvernement Charest à lui donner les moyens de remplir adéquatement sa mission. Au juste, la ministre des Transports n'affirmait-elle pas le 18 avril dernier qu'elle avait besoin de 200 ingénieurs de plus en structures? Présentement, on en compte environ 100 dans ce domaine au MTQ.











