Le grand dérangement financier de l'heure permet à la France de restaurer en ses quinze minutes de gloire son Empire puisqu'elle discute maintenant de plain-pied avec les géants. Il faut montrer patte blanche et tuer De Gaulle, ce gênant. Dans ce transport américain ayant pour toile de fond la soustraction de points aux cotes boursières de la spéculation, on capitalise sur la multiplication entrepreneuriale. Il est question de refonder l'anticommunisme, non plus sur les spéculateurs, mais sur les entrepreneurs. Il faudra réguler, mais pas trop. Le monde a besoin de multiplications multilatérales.
Contre la division, la multiplication!
On ne peut diviser qu'un tout uni. Le tout canadien n'est qu'un tout dans l'abstraction autocratique imposée de force et d'en haut. L'État du Canada n'a jamais été nommément validé par la démocratique approbation du peuple souverain. Son tout n'est rien au regard de la légitimité démocratique. Sa légalité ne tient qu'au bon vouloir unilatéral de la Souveraine d'un empire monarchique britannique désuet, ne tient qu'à la volonté claire de quelques juges de cour, de Cour suprême. Sa légitimité n'est que virtuelle, se fondant sur la réunion jamais tenue de deux chambres à part, divisées. Il n'y a aucun tout canadien. On ne divise rien en créant l'État valide d'un peuple souverain du Québec. Au contraire, on multiplie le nombre de nations dotées d'un État valide, comme celui de la France, c'est-à-dire fondé sur la démocratique approbation du peuple souverain, tel que s'est constitué la Ve République sous De Gaulle, l'unificateur.
<I>A contrario<$> et sans le savoir, le citoyen Sarkozy appuie donc doublement le Québec. Il l'appuie en tant que frère accompagnant. Et, il ne s'en est pas aperçu, mais en se disant contre la division, il se trouve forcément à appuyer la multiplication des États valides. Ceux que les peuples libres «de choisir leur destin» se donnent. Dommage qu'il en ait profité pour assassiner ici De Gaulle, notre père à nous aussi. La jalousie peut-être, le frère que nous sommes lui porte ombrage. À ce frère citoyen, nous disons amicalement, contre la division, Vive la multiplication! Celle des Nations, unies contre toutes divisions.











