Ces temps-ci, Monsieur le maire (Labeaume) est sur toutes les tribunes. Hier, il s'est adressé aux militaires en traitant les talibans de «barbares». Il a déjà dit à Télé-Québec de la ministre Josée Verner qu'il la battrait - nous avons bien compris le sens de ses paroles - et dans le présent débat sur le Red Bull Crashed Ice, il alimente le débat en se joignant au 93,3 et à d'autres intervenants. Ces interventions n'ont rien d'apaisantes.
Des questions?
- Est-ce que M. le Maire comprend bien son rôle. Il est un homme public et, dans ce sens, ce qu'il dit n'est pas interprété de la même manière que s'il était un simple citoyen. Il est la plus haute autorité de la ville. Il n'a pas seulement le mandat d'administrateur, mais aussi celui d'assurer la sécurité de ses citoyens. La loi lui confère un pouvoir judiciaire et le directeur de police répond au maire de la même manière que tous les autres administrateurs de la Ville. C'est dire jusqu'à quel point il a une grande responsabilité. Il a donc le devoir d'agir, dans une situation comme celle du Red Bull Crashed Ice comme un rassembleur; il doit agir comme un médiateur et chercher des solutions avec la coopération de tous les intervenants, y compris le président du comité de quartier du Vieux-Québec.
M. le Maire doit éviter les comportements qui pourraient être interprétés comme celui d'un agitateur; il doit éviter de se battre contre certains de ses citoyens et s'il n'est pas d'accord actuellement avec le comité de quartier, il se doit d'en rencontrer son président et de chercher une solution à la situation et non pas descendre sur la place publique comme il l'a fait pour les pompiers, policiers et fonctionnaires municipaux.
La question qu'il faut se poser en ce moment et qu'il faut débattre sur la place publique, c'est quoi le vrai problème. J'ai l'impression que tout le monde passe à côté ou l'ignore tout simplement. Et vous messieurs les journalistes, vous avez le devoir de parler des vrais choses, d'informer les gens et non seulement de rapporter ce que dit l'un ou l'autre des camps. Vous avez un devoir d'éclairer la population qui, dans bien des cas, ne comprend pas très bien ce qui se passe et se laisse entrainer dans le débat comme quand des gens suivent une foule dans son débordement, sans trop savoir pourquoi.
La vraie mesure du risque
Le vrai problème est donc davantage un problème de sécurité que d'emplacement ou d'économie.
- Quels sont les facteurs de risques dans le secteur de la Côte de la Montagne, advenant un incendie lors de l'activité du Red Bull Crash Ice?
- Avons-nous une idée des délais d'intervention des unités de secours, si cela devenait nécessaire et quels seraient leurs principaux obstacles?
- Avons-nous prévu des contre-mesures advenant un incendie, un accident ou un autre incident dans ce secteur?
- Y aurait-il un risque de conflagration si un incendie majeur survenait lors des compétitions et quel serait alors l'étendue des dommages et des pertes pour le secteur et pour la ville?
- Devant une situation catastrophique, quelle serait la réaction des marchands et de la population?
- Québec est une ville de tourisme qui va chercher une grande partie de ses revenus de ce commerce touristique. Il n'y a pas que le Red Bull Crash Ice comme événement, il y en a bien d'autres et sans la présence de ces touristes, que serait notre ville?
C'est une question qu'il faut aussi se poser advenant un feu majeur dans le secteur de la côte de la Montagne durant la compétition. Vous et moi savons très bien que le Vieux-Québec, à cause de la nature même des matériaux de construction des résidences du secteur est un vrai «nique-à-feu». Il faut revenir dans le passé pour analyser ce qui s'y est déjà produit.
J'espère en fin que quelqu'un va intervenir d'une manière objective et avec la rigueur nécessaire pour rappeler à monsieur le Maire son rôle et ses responsabilités comme premier magistrat.
Jacques Larose, Québec










