Dans mon cahier de recherche (tableau 4,1, www.iedm.org) j'ai regroupé 13 projets récents de construction de centrales par des entreprises canadiennes, dont 9 au Québec, en indiquant pour chacun le nom du promoteur, le coût total, la capacité de la centrale et le coût par mégawatt. J'ai pris soin de distinguer entre les centrales avec réservoir à niveau variable et les centrales au fil de l'eau. Pour ces dernières, j'ai distingué entre les centrales qui ont fait l'objet d'un aménagement complet et celles qui ont été construites au pied d'un barrage existant. On retrouve un ou plusieurs projets d'aménagement d'Hydro-Québec dans les trois catégories. Comme Hydro-Québec est la seule à construire des centrales à niveau variable, il est impossible de se prononcer sur sa gestion des investissements à partir de ce type de projet. Pour ce qui est des centrales au fil de l'eau, on constate qu'Hydro-Québec génère des dépenses beaucoup plus importantes que les sociétés privées. Cela est vrai, que la centrale soit aménagée au pied d'un barrage existant ou non.
Je reconnais qu'une centrale avec réservoir à niveau variable a une plus grande valeur pour Hydro-Québec qu'une centrale au fil de l'eau puisque la première lui donne plus de flexibilité pour produire l'électricité requise pour ses clients. De là à investir deux fois plus d'argent par mégawatt, cela nous apparaît difficilement justifiable. C'est pourquoi nous avons proposé que les aménagements de nouvelles centrales à niveau variable fassent l'objet d'un appel de propositions qui mettrait Hydro-Québec en concurrence avec des entreprises du secteur privé. On connaîtrait alors le coût réel d'aménagement de ce type de centrales. Il serait alors réaliste de viser une réduction moyenne de 25 à 50% des coûts des investissements pour chaque projet.
Claude Garcia, administrateur de sociétés
Montréal










