La saison annuelle des pluies se fait attendre avec impatience pour les agriculteurs qui ont planté leurs semis, vers le début du mois de mai. Si la saison arrive trop tard, cela peut avoir des répercutions dramatiques sur les récoltes, dites de subsistance, puisqu'elles sont essentiellement destinées à nourrir leur famille. Lorsqu'on dit que les greniers sont vides à l'approche d'une saison des pluies, cela veut dire qu'il est grand temps que la pluie vienne puisque les familles n'ont plus de réserves. À cette étape-là, ils doivent souvent vendre le bétail qu'ils possèdent, la plupart du temps à perte, afin de se nourrir en attendant les prochaines récoltes.
Pour trouver des solutions durables à ce problème, Oxfam-Québec contribue, par exemple, à la mise en place d'un projet, à Dosso et Tillabéry, avec l'ONG Mooriben. Ce projet vise à rendre accessible aux paysannes et aux paysans de nouvelles technologies d'irrigation. La technologie du «goutte à goutte» permet ainsi d'irriguer les terres régulièrement et de manière permanente.
De cette façon, il est possible de diversifier les récoltes et de produire toute l'année des cultures maraîchères qui contribueront à améliorer la santé nutritionnelle des jeunes enfants et des femmes enceintes, principales cibles des crises alimentaires répétitives et de la malnutrition.
En cette Journée mondiale de l'eau, je suis fière de pouvoir partager mon expérience avec vous, cette goutte d'eau à laquelle j'ai contribué et qui a changé concrètement le quotidien de ces femmes et de ces hommes que j'ai côtoyés pendant deux ans.
Nathalie Turcotte, coopérante volontaire d'Oxfam-Québec au Niger, de retour depuis un mois.










