Médias partisans...

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Jean D'Amour, élu député de Rivière-du-Loup lors de l'élection partielle du 22 juin 2009.

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Plusieurs analystes politiques ont rapidement imputé à Pauline Marois les récentes défaites du PQ lors des deux élections partielles de Marguerite-Bourgeois et de Rivière-du-Loup.  Pourtant, plusieurs événements troublants ont ponctué le déroulement des élections partielles.  

Que penser de la sortie publique du militant Jacques Parizeau qui aura servi de prétexte à plusieurs analystes pour dénoncer le fait que le PQ dans son ensemble recherchait les chicanes avec le fédéral afin de faire avancer la cause souverainiste. Cette économie de raisonnement n'est pas très gratifiante pour ces faiseurs d'opinions. Que penser également du mini scandale provoqué par la tenue d'une réunion du PQ dans Rivière-du-Loup en pleine période électorale. Encore là, plusieurs médias ont rapidement mis en boîte les péquistes, minant du même coup les chances des candidats péquistes de faire une campagne sur les idées. Étrangement, pratiquement personne des médias ne se scandalisaient des multiples déplacements de limousines ministérielles à Rivière-du-Loup durant toute la période électorale. Les très nombreux déplacements des ministres et du personnel politique, n'était-ce pas des dépenses électorales? Finalement, que penser de la sortie d'un sondage CROP le 20 juin qui s'est révélé dévastateur pour le PQ et qui aura une toute dernière fois servi de prétexte à plusieurs «savants» analystes de la politique de véhiculer une véritable descente aux enfers de la formation politique souverainiste juste avant la journée du vote du 22 juin.   

 

Bien que l'élection partielle dans Marguerite-Bourgeois était tout simplement inaccessible pour le PQ et que l'espérance d'une victoire péquiste dans Rivière-du-Loup était digne d'un mauvais thriller de série B, il faudrait sérieusement se questionner sur l'incidence des médias sur le vote. Lors des dernières élections partielles du 22 juin, il suffisait de lire les journaux deux semaines avant le vote pour comprendre que le PQ était cuit, voire carbonisé. Il ne se passait pas une journée sans que le PQ ne passe au pilori à cause d'une certaine ferveur à relayer les propos d'un Parizeau, d'un Yves Michaud ou à crucifier le Plan Marois, ou même à traiter globalement les souverainistes d'intransigeants pour les incidents de l'Autre Saint-Jean. N'importe quel chercheur politique universitaire objectif dirait que les l'acharnement médiatique a sûrement eu un impact sur le vote. Prétendre le contraire est carrément faire preuve de mauvaise foi.

 

Le Directeur général des élections du Québec devrait rapidement se pencher sur la question, par exemple, en modifiant la loi électorale afin d'interdire la parution de sondage à moins de sept jours du vote. La démocratie sortirait gagnante d'une telle réforme.

 

Jean-Guy Gagné, Rimouski

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