J'ai pris connaissance avec plaisir cette semaine du projet de prolongement vers l'ouest de la Promenade Samuel de Champlain. Je vous en félicite! Je suis plus que satisfait que mes taxes et impôts servent à cette fin. Je fréquente assidument la section existante à pied, à vélo et même parfois en patins à roues alignées.
De toute évidence cependant, la nouvelle section sera plus «alpine» et ne permettra pas la mixité actuelle. À prime abord donc, tous les gens non «pédestres», incluant les gens à mobilité réduite (fauteuils roulants, triporteurs, carosses, etc ), même ceux à motorisation électrique, n'y auront pas accès. Entre autres, le beau rêve de rouler à vélo sur une piste cyclable le long du fleuve de Cap-Rouge à Beauport ne semble pas avoir mérité votre pleine considération.
Il est encore temps d'éviter cette erreur. J'ai marché de nouveau les lieux sur trois kilomètres récemment et je n'y ai pourtant vu aucun obstacle significatif. Il est cependant clair qu'il devra y avoir des sections partagées par tous et d'autres non, pour la sécurité et l'aisance des uns et des autres. Le premier objectif est d'amener les gens en provenance de Québec au premier belvédère prévu à l'ouest du pont Pierre-Laporte.
Il y a deux possibilités :
1ere) Construire une piste pour tous en surplomb de la bretelle d'accès, identique à celle que la Commission de la capitale nationale (CCN) a faite immédiatement à l'est de la Côte de l'Église. Le principal avantage est d'éviter que la nouvelle piste le long du boulevard Champlain finisse en cul-de-sac sous les ponts pour un grand nombre de ses adeptes. D'ailleurs, certains n'hésiteront pas, à leur péril, à monter la bretelle sur l'accotement auto pavé, comme cela se fait déjà.
2e) Prolonger vers l'ouest la piste cyclable déjà prévue le long de la voie ferrée vers l'aquarium (voir le plan directeur de la ville de Québec). Ceci éviterait de ramener les gens sur le chemin St-Louis pour se rendre vers la plage Jacques-Cartier et «dénaturer» ainsi le parcours. Ceci serait techniquement tout à fait possible avec l'accord du CN.
Une fois le premier belvedère atteint, tout est possible en haut ou dans la falaise, sans qu'il n'y ait de mixité là où cela est préférable ou impossible. La plage Jacques-Cartier devient alors facilement accessible. L'expertise existe maintenant (ex : l'escalier - piste de la côte de Cap-Rouge) pour permettre, voir obliger les cyclistes à marcher avec leur vélo que ce soit en pente ou sur le plat en bas de la falaise de la plage Jacques-Cartier. La voie actuelle en poussière de roches est conviviale / écologique pour tous sur sa majeure partie. Même Madame Boucher reconnaissait cela il y a dix ans mais ne croyait pas à la «discipline» des cyclistes (voir mémoire déposé à l'époque par Promo-Vélo à ce sujet). Les temps ont d'ailleurs bien changé, entre autres lorsque j'observe la moyenne d'âge des gens qui fréquentent actuellement la promenade.
Voilà ! Je me doute bien que la CCN a réfléchi à différentes options, mais je ne suis pas convaincu qu'il y ait eu de discussions importantes entre tous les acteurs régionaux. Il est encore temps! Compte tenu de vos réalisations passées, je me plais à croire que vous continuerez d'essayer d'accommoder le plus de citoyens / contribuables possible.
En espérant que la présente retiendra toute votre attention !
Vincent Piette, Québec
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