Depuis plusieurs années, la commission scolaire de la Beauce-Etchemin s'est donné comme priorité d'être un partenaire de la communauté. Couvrant un territoire grand comme l'équivalent de trois circonscriptions électorales, nous sommes régulièrement sensibilisés aux réalités des villages et des plus grandes villes situés dans la Beauce et dans la région des Etchemins. Leurs besoins, tout en étant différents, restent malgré tout complémentaires. Que vous habitiez un village ou une plus grande ville en région, vous constatez les nécessaires besoins de l'ensemble d'une communauté qui souhaite voir des services de proximité se développer. C'est ce qu'on appelle favoriser le bien commun; c'est ce qu'on appelle du développement régional. Dans ce contexte, doit-on conclure à de la «fermeture d'esprit» quand une organisation souhaite mettre la priorité sur le développement de sa région?
Nous estimons légitime que le milieu scolaire soit un partenaire de premier plan du développement d'une région. Vouloir assurer la présence de services scolaires de qualité à Saint-Isidore favorise le développement de la Beauce. Pour y arriver, nous souhaitons que les familles de Saint-Isidore fassent confiance aux établissements scolaires de notre territoire où des services de qualité sont offerts et où nous projetons d'améliorer nos infrastructures au cours des prochaines années. Si notre clientèle augmente au secteur primaire comme nous le prévoyons, il devient, par exemple, plus facile de justifier un projet d'agrandissement ou une nouvelle infrastructure. Mais, si nos élèves partent tout doucement vers d'autres écoles, comment assurer le développement à long terme de nos infrastructures scolaires? Comment soutenir la région dans son développement? Comment attirer de nouvelles familles si, à cause d'une clientèle trop petite, les services deviennent insuffisants?
À la commission scolaire de la Beauce-Etchemin, nous ne croyons pas être fermés d'esprit en nous posant toutes ces questions. Nous souhaitons simplement contribuer au développement de notre région. C'est pourquoi, aujourd'hui, nous acceptons difficilement ces accusations de «fermeture d'esprit».
Charles-Henri Lecours, président de la commission scolaire de la Beauce-Etchemin










