Certains commentaires tendent à banaliser le geste posé par le président d'Hydro-Québec, Thierry Vandal, en évoquant un faux pas qui n'a rien de répréhensible et soulignant le rôle prétendument essentiel joué par les écoles privées. Nous savons tous que la qualité qu'on leur attribue généralement repose davantage sur les critères de sélection et d'encadrement familial de leurs élèves. L'école publique n'a rien à envier sur le plan de la qualité de son corps professoral et sa mission demeure universelle et accessible à tous. C'est là qu'une société juste et préoccupée par la réussite scolaire de tous doit placer sa priorité en matière d'éducation. Serions-nous aussi tolérants si le président d'Hydro-Québec avait accordé une subvention à une entreprise privée en compétition avec une société d'État?
Au contraire, à titre de président d'Hydro-Québec, M. Vandal se doit d'être le gardien de l'intérêt public. Il est étonnant que le conseil d'administration d'Hydro-Québec ait contribué à une telle décision, et plus outrageant encore, ne réalise toujours pas l'ampleur des gestes posés. Cette attitude devrait inquiéter au plus haut point la ministre Normandeau. Faut-il rappeler qu'Hydro-Québec, un des joyaux de nos institutions publiques, est née de l'étatisation de nombreuses sociétés d'électricité privées afin d'assurer l'équité au plan des tarifs d'électricité et le respect du principe de la redistribution de la richesse collective. Â
Il revient au gouvernement du Québec d'assurer l'équité dans la redistribution de l'argent des Québécoises et Québécois. Il appartient au MELS d'assurer le financement de l'éducation publique. L'argent des contribuables ne doit aucunement être détourné au profit des institutions privées.
 La décision du Collège Notre-Dame et du Collège Jean-de-Brébeuf de renoncer à ces sommes démontre la pertinence d'avoir dénoncé cette situation qui ne respecte pas les règles de préservation de l'intérêt public dans l'utilisation de fonds publics.
La FAE exhorte le gouvernement à adopter des règles de transparence afin que les politiques de dons des sociétés d'État soient publiques et répondent au principe de la préservation du bien commun. C'est une question d'éthique et d'éducation collective!
La FAE continuera de rester vigilante.
Pierre St-Germain, président
















