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S'attaquer au goulot et vite!

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L'auteur souligne que ce qui est le plus... (Photothèque Le Soleil)

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L'auteur souligne que ce qui est le plus frappant quand on est pris dans la congestion et qu'on regarde autour de nous, c'est que dans la très grande majorité des véhicules, il n'y a que le conducteur.

Photothèque Le Soleil

Les problèmes de circulation entre Lévis et Québec sont de plus en plus aigus. Ce n'est pas étonnant puisque depuis près de 40 ans, le volume de véhicules a explosé et il n'y a eu aucun nouveau lien routier depuis l'inauguration du pont Pierre-Laporte en 1970.

Même si les accès aux ponts sont améliorés ou qu'on pense à élargir l'autoroute 20 entre Lévis et Charny à trois voies, les véhicules se heurtent toujours au goulot d'étranglement des ponts. Quant au service de traversiers, il ne suffit déjà plus aux heures de pointe et les accès, tant sur la rive sud que sur la rive nord, ne sont pas conçus pour recevoir un fort volume de véhicules.

Force est de constater que le réseau routier entre les deux rives a atteint son point de saturation. Je suis bien placée pour constater la situation puisque, chaque jour, je me rends de mon domicile situé à St-Étienne-de-Lauzon vers mon lieu de travail dans le Vieux-Lévis. Même si je ne n'ai pas à traverser sur la rive nord, les problèmes de congestion aux accès des ponts m'affectent, car pour me rendre à Lévis, je dois passer par le goulot d'étranglement, que j'arrive par la 20 ou la 73.

Il y a tellement de congestion que très souvent, j'utilise la 73 et je fais le détour par St-Jean-Chrysostome afin d'éviter le secteur! Même si la distance est plus longue, le temps est plus court et le trajet beaucoup moins stressant. Comme plusieurs autres automobilistes, je fais exactement ce que le maire Labeaume dénonce dans le quartier St-Yves, soit utiliser une voie de contournement pour éviter l'entonnoir des ponts.

Pour chauffeurs seuls...

Mais ce qui est le plus frappant quand on est pris dans la congestion et qu'on regarde autour de nous, c'est que dans la très grande majorité des véhicules, il n'y a que le conducteur.  Aussi, puisque ce n'est pas demain la veille qu'un autre lien entre Québec et Lévis sera construit, quelles solutions pouvons-nous envisager ?

Serait-il possible d'aménager des couloirs réservés sur les principaux accès aux ponts, couloirs qui pourraient être utilisés non seulement par les autobus, mais aussi par les voitures occupées par au moins deux personnes, comme ça se fait ailleurs. On pourrait imiter beaucoup d'autres villes qui ont facilité l'accès à leur centre-ville par des trains de banlieue. Comme il y a une voie ferrée sur le pont de Québec, ne serait-il pas possible d'avoir un service de trains de passagers qui ferait la navette entre Lévis, Charny, Ste-Foy et le centre-ville de Québec aux heures de pointe? Avec des stationnements à chaque point d'embarquement, le train de banlieue pourrait être une alternative intéressante qui aurait le mérite de réduire le nombre d'automobilistes sur les ponts.

Et le train inter-rives?

Parlant de train, avant de se lancer dans des projets grandioses de train rapide entre Québec et Windsor, on pourrait peut-être commencer simplement par un lien ferroviaire efficace rive sud - rive nord ! Quand le transport en commun est efficace et bien planifié, la population l'utilise, comme cela a été le cas pendant l'été du 400e à Québec.

Je voudrais rappeler le projet de lien sous-fluvial à la pointe de l'île d'Orléans mis de l'avant il y a longtemps, mais abandonné vu l'énormité des coûts. Est-ce qu'on pourrait ressusciter le projet et le confier à une firme privée? Si un pont a pu être construit (pour un milliard de dollars) et être exploité avec succès par l'entreprise privée pour relier l'Île-du-Prince-Édouard (population d'environ 140 000 habitants) et le continent, pourrait-on nous aussi réfléchir à un projet semblable pour relier la Rive-Nord et la Rive-Sud de Québec (population totale d'environ 800 000 habitants)? De toute façon, comme il va bien falloir faire quelque chose puisque les problèmes de circulation vont toujours aller en s'aggravant, alors autant commencer à y penser tout de suite.

Suzanne Métayer, St-Étienne-de-Lauzon

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